Préalpes

A peine 6 jours de repos que se profile la Préalpes, épreuve renommée se déroulant en Chartreuse. Cette fois-ci je charge bien en glucides la veille, c’est-à-dire pâtes à gogo le vendredi. Une bonne nuit de sommeil, et direction Les Échelles, au départ du grand parcours (147 km). Au programme une belle virée dans la Chartreuse, avec notamment les cols de l’Épine, des Égaux et de la Cluse, sans oublier quelques côtes et montées inédites, dues à un changement de parcours de dernière minutes. Bref, ce n’est jamais plat, comme les 3400 m de dénivelé finaux en attestent.

Côte de BandeLe départ est donné à 9h00, et ça part vite, très vite. Pas de course FFC ce weekend, donc de nombreux 1/2/3° catégorie sont venus ici ; ça se ressent sur le rythme dès les premières rampes. Dans la côte de Dullin, je tiens le choc avec Sébastien, mais après seulement 20 km je suis à bloc dans la montée vers Ayn, lorsque les favoris décident de se jauger. Heureusement ça se relève ensuite, et c’est bien calé dans le paquet de tête que j’aborde à Novalaise le col de l’Epine (8 km – 7 %). Tout le monde est prêt à en découdre, et logiquement je lâche au train, dans un petit groupe qui monte à un bon rythme. Seb nous accompagne, il est sur ses terres : je décide de l’accompagner sur ces routes que je découvre. Les relais s’opèrent tant bien que mal dans la descente qui suit, et après avoir franchi le col de Couz nous nous présentons à une quinzaine d’hommes au col des Egaux (5.2 km – 6.3 %).

Nous attaquons celui-ci au train, en prévision des prochaines difficultés. Le groupe se scinde à nouveau en deux ; les meilleurs grimpeurs nous prennent peu à peu du temps, je ne les reverrai plus. Au sommet nous basculons dans une courte descente, et voici le col de la Cluse (4.7 km – 7 %). Pas très long, il est surtout irrégulier avec des replats et des passages à 11 %. Seb lâche quelques longueurs ; nous ne sommes plus que 5, et la mi-course n’est même pas franchie : la fin va être longue…

Me demandant où est le prochain ravitaillement, j’attaque la descente en pensant bien à m’alimenter malgré les virages, et rapidement nous arrivons sur St-Pierre-d’Entremont. Les relais commencent à bien tourner en descendant les gorges du Guiers Vif, mais je me rends vite compte que mes compagnons termineront sur le petit parcours. Ça promet de grands moments de solitude sur la boucle finale, d’autant que le vent est bien présent aujourd’hui.

Avant de rejoindre la bifurcation grand/petit parcours, l’organisation nous a réservé une “petite” surprise : la côte de Bande. Seuls les locaux la connaissaient, et ces quelques km de montée soutenue ont planté quelques concurrents, donc mes collègues du groupe. J’en ai vu d’autres et je monte au train, les sensations sont encore bonnes après 90 km d’effort. Au sommet je trouve (enfin !) un ravitaillement : les meilleurs sont passés il y a 25′, mais l’essentiel est ailleurs… Comme trouver quelqu’un pour ne pas finir seul les 60 derniers km.

En remontant vers la Bauche j’aperçois un coureur du Grenoble Métropole Cyclisme 38, et reviens sur lui sans trop forcer. A deux ce sera plus facile, et je lui fais signe de rouler avec moi. Nous unissons ainsi nos efforts jusqu’au dernier ravitaillement, à St-Geoire-en-Valdaine. Mon collègue décide de s’arrêter, mais j’ai mal aux jambes, et préfère continuer sur ma lancée pour attaquer la montée vers le Grand Vivier. Jusqu’à St-Sixte tout va bien, mais le parcours s’engage sur une route forestière raide et en mauvais état : le Grand Vivier. Ça ne dure pas longtemps, mais je suis content d’en finir, non sans avoir usé du 36*25.

La descente qui suit est étroite et très délicate avec les nombreux travaux en cours. Un peu limite pour une course, et je l’aborde sans risque pour arriver entier en bas. 140 km sont maintenant couverts, mais il en reste encore beaucoup à St-Aupre. L’important est de gérer jusqu’à la fin, d’autant que je retrouve des routes familières. Au pont “tourniquet” de Pierre-Chave je suis un peu en travers, mais reprends le moral quand un spectateur m’indique que je suis 13°. Grosse surprise : visiblement beaucoup ont choisi de s’arrêter à la première boucle.

A Miribel-les-Echelles c’est presque terminé ; quelques km restent à descendre avant l’arrivée. Un dernier détour dans Les Échelles, et je boucle les 156 km (compteur) du parcours en 5h15, à la 13° place. Mon collègue du GMC38 arrive quelques minutes plus tard ; l’écart a dû se faire dans le Grand Vivier, puis l’allure de chacun fut constante après la descente. Un peu plus loin arrive Seb, satisfait de sa performance : au final il fait 90 km complètement seul, bravo à lui !

Très peu de concurrents sont classés sur le grand parcours (une quarantaine), mais je suis très satisfait de mon résultat. Vu le plateau extrêmement relevé je pouvais difficilement faire mieux. Aujourd’hui pas de défaillance, pas d’erreur tactique : je n’ai vraiment aucun regret sur cette course, une première. Côté performance je boucle le parcours à quasiment 30 km/h de moyenne, avec un niveau de puissance un peu supérieur à la Pantani dimanche dernier : du tout bon. La Chartreuse était tout simplement superbe aujourd’hui, avec une météo fraîche mais ensoleillée. Ça manquait un peu de signaleurs sur la fin et les ravitaillements étaient particulièrement mal placés, mais je suis sûr que ce sera corrigé pour l’an prochain.

2 réflexions au sujet de « Préalpes »

  1. Bravo pour ta course,
    Ce coup ci, à l’évidence je n’aurais pu ni te suivre, ni te rattraper…
    Tu as bien géré ton energie et bien pensé à te ravitailler: la récompense tu l’as !
    Dommage que sur un si beau parcours il y ait si peu de participants, mais choisir la même date pour la Vercors Drôme n’est pas la meilleure idée… (j’ai participé au grand parcours vd)…
    Feras-tu d’autres épreuve cyclo cette saison ?
    @+

  2. Merci Pascal,

    En effet, cette fois-ci j’avais encore suffisamment de jus pour bien terminer, même si les jambes brûlaient un peu sur la fin.
    De ton côté j’ai vu que tu t’étais pas mal débrouillé sur les 175 km de la Vercors-Drôme ; d’après quelques collègues présents là-bas il y avait pas mal de vent non ?
    Sinon oui on était un peu seul sur la fin du grand parcours : dommage, d’autant qu’on était quand même près de 200 au départ. Je pense que le départ ultra rapide (pour une cyclo) et les difficultés placées au début ont incité beaucoup de concurrents à bifurquer…

    Voilà ; pour la fin de saison je pars sur les 100 km VTT de la Transvercors ce dimanche, puis la Drômoise fin septembre, si l’été indien est encore présent :).

    @+

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