Grimpée de St-Nizier

Dernière compétition de la saison ce samedi matin, dans un exercice auquel je ne suis pas habitué. Fini les 5 ou 6 heures d’effort soutenu, aujourd’hui ce sont 15 km chronométrés en direction de St-Nizier-du-Moucherotte, sur une pente moyenne dépassant les 6 %. Un effort vraiment spécifique, sur lequel je n’ai aucune référence. Jusqu’au dernier moment j’ai hésité à m’engager, la faute à une belle gamelle à VTT le weekend précédent, qui m’a empêché de rouler quelques jours. C’est seulement le jeudi précédent la course que j’ai validé ma participation, la douleur étant modérée et la condition plutôt bonne. Dossard 12 et départ fixé à 11h12, juste derrière mon collègue blogger Pierre.

Malgré les prévisions alarmistes de Météo France c’est un franc soleil qui nous accueille au départ : le moral est excellent. Je donne quelques affaires à porter à l’arrivée, et commence l’échauffement sur home-trainer avec Cédric, coéquipier de l’ASF qui part juste derrière moi. Un outil vraiment pratique ; ça permet de rester chaud jusqu’au dernier moment, en restant à côté du départ. Le but est de monter en fréquence cardiaque dès les premiers hectomètres de course, en flirtant avec la zone rouge mais sans la dépasser, et tenir le rythme pendant toute la grimpée. Jeudi je suis monté en 47’30” en relâchant à mi-pente, l’objectif est d’abaisser cette marque.

Je pars fort et dès les contreforts de Seyssinet je dépasse les 180 bpm au cardio ; c’est le rythme qu’il faut tenir. L’effort se poursuit sur le 36 dents jusqu’au Désert Rousseau, où la brève rupture de pente me permet de passer le plateau de 50 pendant quelques minutes. C’est dur, je souffre (et souffle !) mais les jambes sont là, et j’arrive à emmener un peu plus de braquet qu’à l’accoutumée : les sensations sont là, cool !

De temps en temps j’aperçois Hervé (qui suit Cédric) pour m’encourager : merci à lui, même si je sens Cédric revenir sur moi… A chaque virage j’essaie de relancer, et je passe la Tour-sans-Venin au taquet, mais moins mal que je ne le pensais. Le cœur avoisine toujours les 185 pulsations/minute, mais je tiens le coup sachant que le plus dur est passé. Il s’agit désormais de maintenir la pression, pour ne pas perdre de temps dans les passages un peu plus roulants du final.

Peu avant le tremplin de St-Nizier je repasse le gros plateau et relance vigoureusement : plus que quelques km à couvrir, c’est le moment de tout donner… Un virage, puis deux, et la pancarte de St-Nizier se présente : je termine le dernier kilomètre au sprint, une erreur de braquet me fait perdre quelques précieuses secondes. Cédric arrive quelques secondes derrière en 44’26 ; de mon côté je porte mon record personnel à 45’16”, inespéré vu le manque de préparation.

C’est amusant de se retrouver ici, à l’endroit même du départ de la Transvercors deux semaines plus tôt, mais dans des conditions météo autrement plus agréables. Une chouette manière de clore la saison, avec une belle 20° place scratch (89 partants). Cédric termine pour sa part 15°, Pierre 22° et Seb 35°. Très belle performance du Team Chamrousse, qui remporte haut la main le classement par équipes : gageons que l’année prochaine on motivera plus que 3 coureurs de l’ASF pour les titiller un peu… Pour ma part cette épreuve m’apporte quelques certitudes en vue de la saison 2010 : je suis endurant, mais en améliorant ma puissance lors de fractionnés je devrais pouvoir viser encore plus haut en cyclosport 🙂

2 réflexions au sujet de « Grimpée de St-Nizier »

  1. Salut ,

    Tu t’es découvert une nouvelle discipline… Il reste encore quelques grimpées notamment St julien du Ratz le samedi 10 octobre

    et bravo pour ta perf

  2. Salut Olivier et merci.
    La semaine prochaine je pars 10 jours en déplacement, donc pour St-Julien c’est râpé (dommage, c’est une montée que je connais bien et apprécie).

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