Bilan 2019

Comme de coutume pendant les fêtes, il est temps de dresser le bilan de l’année écoulée… entre deux séances de ski de fond malgré le manque de neige (du moins en Isère). Une saison 2019 globalement similaire dans son déroulement par rapport à la précédente, à ceci près que la météo fut nettement plus compliquée jusqu’à l’été 😛

On ne change pas une préparation (ou une équipe) qui gagne, c’est donc avec un solide mélange de ski de fond et de rappels d’intensité sur le vélo que j’ai passé l’hiver ; avec l’âge j’apprécie de moins en moins rouler dans le froid, surtout pour briller pendant les chaleurs d’été. Mêler deux sports que j’aime énormément est la manière idéale d’affronter décembre, janvier, février et mars et me permet d’avoir faim de vélo au moment de recommencer les sorties longues.

La reprise fut par conséquent conforme à ce que j’espérais en avril, malgré une météo particulièrement froide ou humide dans l’Ain, la Drôme ou la Bourgogne. A défaut de signer des résultats probants, je m’y rassure et retrouve les réflexes d’une course en peloton. Le 1er mai semble marquer le retour du printemps en Alsace avec soleil et manches courtes, dans une 2ème catégorie FFC que j’avais à cœur de découvrir l’an passé. Si le rythme est évidemment différent d’une cyclosportive, l’expérience fut enrichissante sur un parcours difficile et plaisant.

La suite oscillera entre froid, pluie voire neige en Lozère, au col de Porte ou dans le Verdon : la condition s’affine et les sensations reviennent petit à petit début juin, où nous prenons un coup de chaud au Ventoux. Moins en jambes que l’édition précédente je ne fais pas illusion longtemps pour la victoire, avant de prendre un (petit) retour de bâton à Megève : l’épreuve chère à Time est toujours très relevée, et lorsqu’un déluge froid s’en mêle je ne lutte jamais bien longtemps face aux meilleurs 🙁

Une éclaircie arrive enfin avec mon premier podium à Morzine : des jambes de feu, une échappée royale dès le premier col me mettent enfin sur de bons rails. Le week-end suivant je monte à nouveau sur la boîte à Briançon, avant de la jouer « attaque totale » dans la canicule alsacienne et m’incliner face à un Maxime Galletti en feu pour la victoire 🙂 Le week-end suivant je tente la même chose à Chamrousse mais cale dans le final et le lendemain je paie logiquement la note à la JPP Neuf de Cœur, que je tenais à découvrir malgré la fatigue.

L’été semble bien installé en Maurienne pour la traditionnelle trilogie, particulièrement corsée cette année avec une dernière étape compliquée. Progressant un tout petit peu chaque année je reste un ton en-dessous des meilleurs coureurs se disputant le podium, avec une petite défaillance le dernier jour alors qu’il n’y avait plus grand enjeu au général. Le temps de souffler un week-end, et me voilà de retour à Risoul, trois ans après un titre national en Masters. Une course où je rivalise avec les tous meilleurs dans l’ascension finale, terminant à moins d’une minute d’un podium particulièrement relevé.

Les vacances s’annoncent bien, et je ne déroge pas à la règle d’un volume important en montagne pour me présenter avec une condition extrêmement solide à la Madeleine. Malgré quelques petites erreurs en chemin je suis le plus lucide dans l’ascension finale ; mieux hydraté que les autres sous un soleil de plomb je grimpe de trois places dans l’ascension finale pour m’imposer en solitaire le jour de mes 36 ans, en ayant largement le temps de savourer… un cadeau d’anniversaire dont je me souviendrai longtemps 🙂 Sur la lancée je retourne goûter une dernière fois à la 2ème catégorie FFC au Ballon d’Alsace, pour un résultat et une météo identiques à l’an passé (top 10, pluie, froid). La boucle est ainsi bouclée, j’ai fait le tour de la question fédérale.

Annecy est l’occasion de clore le Challenge Rotor Cyclo’Tour de la meilleure des manières : encore très en jambes j’arrive à m’isoler en compagnie de mes deux amis Stéphane Cognet et Cédric Richard dans un final à trois, comme à la parade. Troisième de l’épreuve, troisième du général derrière les duettistes, un petit ton au-dessus sur l’ensemble de la saison. Un dernier détour en Maurienne me permet à nouveau de monter sur la boîte sur un mini-chantier façon Patrice Pion 😉 avant d’enchaîner avec des podiums sur les montées chronométrées de septembre.

Une lassitude s’installe à Marseille où le podium m’échappe physiquement et mentalement dans le final ; le manque de fraîcheur se confirme dès le week-end suivant à Montaud où je m’incline de quelques secondes lors du contre-la-montre, avec des sensations moyennes. La tendance se confirme aux 1000 Martyrs puis 4 Seigneurs, où je ne fais pas le poids face à Théotime Ronflet et Antony Cheytion dans le classement général des montées chronométrées.

Si mon PPR n’a pas évolué depuis l’an passé, j’ai continué en revanche à travailler pour être de plus en plus solide dans la dernière heure de course, pour ma plus grande satisfaction puisque après une décennie de cyclosport je suis enfin parvenu à m’imposer sur un grand parcours. Une joie immense qui m’a peut-être démobilisé inconsciemment pour la fin de saison, m’installant dans une forme de routine à l’entraînement et négligeant ce sommeil si précieux quand on approche petit à petit de la quarantaine 😛 2020 ressemblera dans les grandes lignes à cette année, avec quelques évolutions dans le programme cyclosportif tout en portant de nouvelles couleurs : celles du Team Vercors 😉 Bonne année à tous !

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2 réflexions sur « Bilan 2019 »

  1. Bonne année à toi que cette année 2020 t’apporte victoires et santé, merci de ces beaux récits de tes exploits, continu à nous régaler en cette nouvelle année. Bises d’un vieux cycliste

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