{"id":2138,"date":"2014-08-24T20:00:17","date_gmt":"2014-08-24T19:00:17","guid":{"rendered":"http:\/\/www.rodolphe-passions.info\/wordpress\/?p=2138"},"modified":"2014-08-28T09:08:10","modified_gmt":"2014-08-28T08:08:10","slug":"granfondo-les-deux-alpes-3","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.rodolphe-passions.fr\/wordpress\/2014\/08\/granfondo-les-deux-alpes-3\/","title":{"rendered":"Granfondo les Deux Alpes"},"content":{"rendered":"<p align=\"justify\">Apr\u00e8s une bonne nuit r\u00e9paratrice en chalet sous un ciel sans nuages, le r\u00e9veil est frisquet en station : 4\u00b0C au moment de s&rsquo;habiller et sortir le v\u00e9lo. M\u00eame si le soleil va se montrer g\u00e9n\u00e9reux, il convient de s&rsquo;habiller chaudement pour descendre au d\u00e9part r\u00e9el. Comme chaque ann\u00e9e j&rsquo;anticipe et quitte tranquillement bonnet, gants, jambi\u00e8res, veste au Freney-d&rsquo;Oisans. Je d\u00e9pose \u00e9galement un bidon dans un buisson pour tout \u00e0 l&rsquo;heure, au cas o\u00f9&#8230; Puis discute avec Fr\u00e9d\u00e9ric en attendant le reste de la troupe.<\/p>\n<p align=\"justify\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"http:\/\/www.rodolphe-passions.fr\/wordpress\/wp-content\/uploads\/2014\/08\/granfondo_les_deux_alpes_1.jpg\" alt=\"Granfondo les Deux Alpes\" width=\"266\" height=\"400\" class=\"alignright size-full wp-image-2144\" srcset=\"https:\/\/www.rodolphe-passions.fr\/wordpress\/wp-content\/uploads\/2014\/08\/granfondo_les_deux_alpes_1.jpg 266w, https:\/\/www.rodolphe-passions.fr\/wordpress\/wp-content\/uploads\/2014\/08\/granfondo_les_deux_alpes_1-199x300.jpg 199w\" sizes=\"(max-width: 266px) 100vw, 266px\" \/>Le plateau est de qualit\u00e9 avec deux cents coureurs au d\u00e9part, dont les Italiens du Team Beraldo Greenpaper Europa autour de Bernd Hornetz, champion du monde 45-49 ans en titre. Nicolas Ougier et J\u00e9r\u00f4me Phanon sont \u00e9galement pr\u00e9sents avec Michiel Minnaert, Kenny Nijssen et les deux Italiens du team Kemo : Andrea Paluan et Stefano Sala. Largement de quoi remplir le top 10, je pars le couteau entre les dents.<\/p>\n<p align=\"justify\">Et il le faut ! D\u00e8s le coup de sir\u00e8ne la descente est aval\u00e9e \u00e0 fond et une bonne dizaine de coureurs prend de l&rsquo;avance. On a vite fait de se r\u00e9chauffer en roulant \u00e0 bloc jusqu&rsquo;au pied du <strong>col d&rsquo;Ornon<\/strong> (11.1 km @ 5.8 %), o\u00f9 nous faisons enfin la jonction avec le groupe de t\u00eate qui temporise quelques minutes. Pas de round d&rsquo;observation, heureusement les jambes r\u00e9pondent bien, m\u00eame si le cardio est un peu plus bas que d&rsquo;habitude. Le Team Beraldo augmente fortement l&rsquo;allure et \u00e7a explose de partout : je suis \u00e0 fond en essayant de rentrer apr\u00e8s deux-trois kilom\u00e8tres, reconnaissant \u00e0 peine Herv\u00e9 en le d\u00e9passant sur une portion difficile.<\/p>\n<p align=\"justify\">Une ou deux fois je suis \u00e0 la limite de l\u00e2cher l&rsquo;affaire si t\u00f4t dans la course : \u00e0 chaque fois je prends la roue d&rsquo;un coureur, ce qui me permet de revenir en \u00e9conomisant de pr\u00e9cieux watts. A mi-pente l&rsquo;\u00e9cart est fait et l&rsquo;allure se stabilise \u00e0 un niveau plus raisonnable : nous voil\u00e0 une quinzaine en t\u00eate avec quatre ou cinq Fran\u00e7ais. J\u00e9r\u00f4me m\u00e8ne la descente, je mange un morceau avant que Stefano ne secoue le groupe, pour ne pas se refroidir avec le difficile <strong>col du Parquetout<\/strong> (7 km @ 9.9 %). Les Italiens se remettent en ordre de marche au pied, avant de passer la seconde dans la partie finale, au-del\u00e0 des 10 % pendant de longs kilom\u00e8tres.<\/p>\n<p align=\"justify\">Aux c\u00f4t\u00e9s de J\u00e9r\u00f4me je sens que \u00e7a ne va pas tenir longtemps \u00e0 cette allure, et finis par d\u00e9crocher avec Andrea. Nous gardons les dix hommes de t\u00eate longtemps en point de mire, mais \u00e0 13-14 km\/h un lacet fait au moins 30&Prime; d&rsquo;\u00e9cart. Au sommet nous sommes quasiment dans le brouillard \u00e0 une petite minute de la t\u00eate ; Andrea ne se pose pas de question et fait la descente \u00e0 fond. Quelques graviers tra\u00eenent, j&rsquo;h\u00e9site un peu dans certains virages&#8230; Deux-trois fois l&rsquo;Italien en rose se retourne pour obtenir un relais, avant de poursuivre seul et faire un gros effort et revenir devant au pont de la Roizonne.<\/p>\n<p align=\"justify\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"http:\/\/www.rodolphe-passions.fr\/wordpress\/wp-content\/uploads\/2014\/08\/granfondo_les_deux_alpes_2.jpg\" alt=\"Granfondo les Deux Alpes\" width=\"400\" height=\"266\" class=\"alignleft size-full wp-image-2145\" srcset=\"https:\/\/www.rodolphe-passions.fr\/wordpress\/wp-content\/uploads\/2014\/08\/granfondo_les_deux_alpes_2.jpg 400w, https:\/\/www.rodolphe-passions.fr\/wordpress\/wp-content\/uploads\/2014\/08\/granfondo_les_deux_alpes_2-300x199.jpg 300w\" sizes=\"(max-width: 400px) 100vw, 400px\" \/>Manque de clairvoyance de ma part, car devant le futur vainqueur Alessandro Bertuola est sorti en costaud dans la descente du Parquetout : bien contr\u00f4l\u00e9 par ses trois \u00e9quipiers le groupe de chasse a ralenti l&rsquo;allure et je n&rsquo;ai rien perdu sur eux malgr\u00e9 une descente tr\u00e8s moyenne. Y croyant un peu je relance l&rsquo;allure, et d\u00e9raille \u00e0 Si\u00e9voz en passant le petit plateau \ud83d\ude41 Grrrr je r\u00e2le un bon coup et remets la cha\u00eene vite fait : encore 30&Prime; de perdues, \u00e7a devient compliqu\u00e9 sur un terrain qui ne m&rsquo;est pas favorable. Heureusement le vent n&rsquo;est pas p\u00e9nalisant sur l&rsquo;encha\u00eenement de c\u00f4tes et faux-plats menant \u00e0 Lavaldens.<\/p>\n<p align=\"justify\">Au pied de <strong>la Morte<\/strong> (3 km @ 8.2 %) l&rsquo;organisateur m&rsquo;annonce \u00e0 1&rsquo;30\u00a0\u00bb du groupe de chasse et 1&prime; devant trois poursuivants (Stefano Sala, S\u00e9bastien Biau, G\u00e9rald Carrier), que j&rsquo;aper\u00e7ois bient\u00f4t en contrebas. Voil\u00e0 40 km que je roule intercal\u00e9 pour pas grand chose, grillant pas mal de forces \ud83d\ude41 J&rsquo;accuse le coup au sommet balay\u00e9 par l&rsquo;habituel vent de face : il ne fait pas bien chaud et je bascule dans la descente sous d&rsquo;\u00e9pais nuages, sans m&rsquo;arr\u00eater au ravitaillement. Dans la descente Stefano revient comme un bolide, je peine \u00e0 tenir ses trajectoires jusqu&rsquo;\u00e0 S\u00e9chilienne et un groupe de quatre se forme dans la vall\u00e9e de la Romanche.<\/p>\n<p align=\"justify\">Cette partie est la plus p\u00e9nible de l&rsquo;\u00e9preuve avec la circulation du week-end, heureusement l&rsquo;entente est parfaite et le vent l\u00e9g\u00e8rement favorable. Sans un mot les relais s&rsquo;organisent \u00e0 bonne allure, ce qui permet de garder un peu de forces tout en maintenant les \u00e9carts. Je veille \u00e0 bien m&rsquo;alimenter pendant cette phase relativement tranquille, ne pensant plus qu&rsquo;aux derni\u00e8res difficult\u00e9s et surtout mon \u00e9tat de fra\u00eecheur face \u00e0 mes adversaires. Rochetaill\u00e9e, Bourg-d&rsquo;Oisans&#8230; Nous voil\u00e0 dans le money-time, apr\u00e8s moins de quatre heures de course.<\/p>\n<p align=\"justify\">Maintenant chacun pour soi, d\u00e8s les premi\u00e8res rampes vers <strong>La Garde<\/strong> (2.3 km @ 9.9 %) Stefano prend les devants. Je suis le seul \u00e0 pouvoir suivre, sans trop piocher. \u00c7a se pr\u00e9sente bien, mais je dois laisser filer au ravitaillement pour remplir un bidon. Je repars \u00e0 20&Prime; de l&rsquo;Italien et pas bien loin devant S\u00e9bastien et G\u00e9rard. Les \u00e9carts se figent un peu vers <strong>Auris<\/strong> (4.8 km @ 7 %) o\u00f9 le cumul des difficult\u00e9s commence \u00e0 peser pour tous. La temp\u00e9rature est id\u00e9ale m\u00eame en plein soleil, je m&rsquo;alimente une derni\u00e8re fois en solide avant l&rsquo;ascension finale, perdant un peu de terrain dans la descente.<\/p>\n<p align=\"justify\">Dernier arr\u00eat au Freney, histoire de d\u00e9charger un peu les poches et r\u00e9cup\u00e9rer un bidon. Je serai plus \u00e0 l&rsquo;aise pour finir, contre de pr\u00e9cieuses secondes d&rsquo;arr\u00eat. S\u00e9bastien est revenu au contact avant le Chambon ; il reste 10 km d&rsquo;ascension pour tout donner. D\u00e8s le pied <strong>des Deux Alpes<\/strong> (9 km @ 6.7 %) j&rsquo;arrive \u00e0 maintenir 260-280 watts, moins bien que la veille en mont\u00e9e s\u00e8che mais nettement mieux que d&rsquo;habitude. Dans les virages \u00e0 plat je relance debout, tirant un peu plus gros sans trop souffrir : je me fais plaisir sur l&rsquo;ascension, augmentant l&rsquo;\u00e9cart avec S\u00e9bastien.<\/p>\n<p align=\"justify\">Aux Mont-de-Lans j&rsquo;aper\u00e7ois Stefano au loin ; le vent de face nous cloue tous les deux sur place avant le replat. J&rsquo;avale un dernier gel pour assurer les derniers kilom\u00e8tres, et mesure mon retard \u00e0 40&Prime; sur l&rsquo;Italien. \u00c7a fait 10&Prime; \u00e0 reprendre au kilom\u00e8tre, au risque d&rsquo;exploser apr\u00e8s cinq heures de course&#8230; Difficile de choisir, je me contente de relancer un peu plus fort dans les virages, guettant une \u00e9ventuelle d\u00e9faillance devant. Elle ne viendra pas : je franchis la ligne en 12\u00b0 position apr\u00e8s 5h24&prime; de course, soit 5&prime; de moins qu&rsquo;en 2011 o\u00f9 je n&rsquo;avais pas eu \u00e0 m&rsquo;arr\u00eater.<\/p>\n<p align=\"justify\">Un peu d\u00e9\u00e7u de rater \u00e0 nouveau le top 10 sur une ou deux erreurs apr\u00e8s le Parquetout, mais tr\u00e8s satisfait des sensations du jour avec un final bien ma\u00eetris\u00e9 (6&prime; de gagn\u00e9es sur les 10 derniers kilom\u00e8tres par rapport \u00e0 2011 !). Vingt minutes plus t\u00f4t Alessandro Bertuola remporte logiquement l&rsquo;\u00e9preuve, nettement d\u00e9tach\u00e9 devant le tenant du titre Christian Charri\u00e8re et Bernd Hornetz. Avec la grimp\u00e9e de la veille je me classe cinqui\u00e8me du Troph\u00e9e les Deux Alpes : cela valide l&rsquo;encha\u00eenement grimp\u00e9e + cyclosportive, \u00e0 condition d&rsquo;arriver frais et soigner la r\u00e9cup\u00e9ration.<\/p>\n<p align=\"justify\">R\u00e9sultat(s) : <a href=\"http:\/\/www.rodolphe-passions.fr\/wordpress\/wp-content\/uploads\/2014\/08\/granfondo_deux_alpes.pdf\">Granfondo les Deux Alpes<\/a> \/ <a href=\"http:\/\/www.rodolphe-passions.fr\/wordpress\/wp-content\/uploads\/2014\/08\/trophee_deux_alpes.pdf\">Troph\u00e9e les Deux Alpes<\/a><\/p>\n<p><center><iframe height='405' width='590' frameborder='0' allowtransparency='true' scrolling='no' src='http:\/\/app.strava.com\/activities\/184848300\/embed\/d509ea346658141ff8312db7a4c7635d7805c4df'><\/iframe><\/center><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Apr\u00e8s une bonne nuit r\u00e9paratrice en chalet sous un ciel sans nuages, le r\u00e9veil est frisquet en station : 4\u00b0C au moment de s&rsquo;habiller et sortir le v\u00e9lo. 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