{"id":3543,"date":"2017-07-08T20:00:27","date_gmt":"2017-07-08T19:00:27","guid":{"rendered":"http:\/\/www.rodolphe-passions.info\/wordpress\/?p=3543"},"modified":"2017-07-13T15:56:26","modified_gmt":"2017-07-13T14:56:26","slug":"serre-che-luc-alphand-1-2","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.rodolphe-passions.fr\/wordpress\/2017\/07\/serre-che-luc-alphand-1-2\/","title":{"rendered":"Serre-Che Luc Alphand #1"},"content":{"rendered":"<p align=\"justify\">Comme en 2015 je rends de nouveau visite \u00e0 ma ville natale pour une double ration de montagne, entre Hautes-Alpes, Italie et Savoie. Premier acte du week-end : le Granfondo qui nous emm\u00e8ne en Italie via le col de l\u2019\u00c9chelle, avant de revenir en France par le Mont-Cenis, la Maurienne et l&rsquo;encha\u00eenement col du T\u00e9l\u00e9graphe-Galibier&#8230; Autant dire que la d\u00e9faillance est interdite sur un tel chantier ! Moins de 200 coureurs au d\u00e9part sous un franc soleil et une temp\u00e9rature g\u00e9n\u00e9reuse malgr\u00e9 l&rsquo;heure matinale : il fera tr\u00e8s chaud tout \u00e0 l&rsquo;heure. Dans le sas je croise Valentin Lacroix, Pierre Ruffaut, Dario Giovine, Stefano Sala et Fabio Cini (r\u00e9cent vainqueur du Marathon des Dolomites).<\/p>\n<p align=\"justify\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"http:\/\/www.rodolphe-passions.fr\/wordpress\/wp-content\/uploads\/2017\/07\/serre_che_luc_alphand_0.png\" alt=\"Serre-Che Luc Alphand\" width=\"400\" height=\"190\" class=\"alignleft size-full wp-image-3546\" srcset=\"https:\/\/www.rodolphe-passions.fr\/wordpress\/wp-content\/uploads\/2017\/07\/serre_che_luc_alphand_0.png 400w, https:\/\/www.rodolphe-passions.fr\/wordpress\/wp-content\/uploads\/2017\/07\/serre_che_luc_alphand_0-300x143.png 300w\" sizes=\"(max-width: 400px) 100vw, 400px\" \/>Le d\u00e9part neutralis\u00e9 jusqu&rsquo;au Champ de Mars est tranquille, les 220 km du jour font peur \u00e0 tout le monde et \u00e7a embraye gentiment sur la route de N\u00e9vache, encore \u00e0 l&rsquo;ombre. Peu avant le village virage \u00e0 droite pour les derniers kilom\u00e8tres du <strong>col de l\u2019\u00c9chelle<\/strong>, \u00e7a ne rigole plus : Pierre fait une grosse s\u00e9lection dans la partie la plus raide, relay\u00e9 par Stefano et tous deux plongent \u00e0 bloc dans la descente. Celle-ci est \u00e9troite, technique et bossel\u00e9e : bien que la route soit ferm\u00e9e c\u00f4t\u00e9 italien \u00e7a va vite, tr\u00e8s vite et seule une douzaine de coureurs parvient \u00e0 s&rsquo;accrocher aux branches. Souvent tout \u00e0 droite dans les parties rectilignes je me f\u00e9licite d&rsquo;avoir mont\u00e9 un 52 dents quelques jours plus t\u00f4t \ud83d\ude1b <\/p>\n<p align=\"justify\">La course est lanc\u00e9e, tr\u00e8s rapide si loin de l&rsquo;arriv\u00e9e et les relais sont particuli\u00e8rement appuy\u00e9s jusqu&rsquo;\u00e0 Suse&#8230; Pas le temps de s&rsquo;ennuyer ! J&rsquo;arrive quand m\u00eame \u00e0 me ravitailler au pied du <strong>col du Mont-Cenis<\/strong>, o\u00f9 les Italiens locaux nous encouragent (y compris de leur voiture). Le tempo est soutenu mais reste sous les 5 W\/kg : parfait. Cal\u00e9 dans les roues je poursuis cette longue ascension (25 km) en souplesse. Il fait d\u00e9j\u00e0 chaud lorsque Pierre et Stefano mettent un premier coup de semonce \u00e0 6 W\/kg. Je ferme la marche en queue de groupe avec Dario : plus que sept coureurs en t\u00eate. A mi-pente mon ancien \u00e9quipier pontois baisse pavillon et je l&rsquo;imite quelques minutes plus tard, pensant (d\u00e9j\u00e0) \u00e0 la suite du menu&#8230;<\/p>\n<p align=\"justify\">L&rsquo;\u00e9cart enfle lentement mais s\u00fbrement : dans un replat sous le lac nous unissons nos forces pour limiter la casse, le reste des poursuivants est d\u00e9j\u00e0 loin. Au cap des 2000 m je faiblis autour de 4.5 W\/kg, alors que Dario continue d&rsquo;\u00e9craser les p\u00e9dales sans signe de lassitude. Il m&rsquo;attend au sommet que nous franchissons ensemble \u00e0 2&prime; de la t\u00eate, avant une descente rapide mais prudente. Une dizaine de kilom\u00e8tres plus loin nous traversons Lanslebourg pour entamer la partie la plus p\u00e9nible du p\u00e9riple : 40 km de vall\u00e9e jusqu&rsquo;\u00e0 St-Michel-de-Maurienne. A deux c&rsquo;est long, tr\u00e8s long ; heureusement pas de vent de face pour nous ralentir et nous progressons efficacement. Je sens n\u00e9anmoins que je laisse trop de forces dans cette section, alors que nous perdons beaucoup de terrain face au meilleurs.<\/p>\n<p align=\"justify\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"http:\/\/www.rodolphe-passions.fr\/wordpress\/wp-content\/uploads\/2017\/07\/serre_che_luc_alphand_1.jpg\" alt=\"Serre-Che Luc Alphand #1\" width=\"400\" height=\"267\" class=\"alignright size-full wp-image-3568\" srcset=\"https:\/\/www.rodolphe-passions.fr\/wordpress\/wp-content\/uploads\/2017\/07\/serre_che_luc_alphand_1.jpg 400w, https:\/\/www.rodolphe-passions.fr\/wordpress\/wp-content\/uploads\/2017\/07\/serre_che_luc_alphand_1-300x200.jpg 300w\" sizes=\"(max-width: 400px) 100vw, 400px\" \/>Le virage \u00e0 gauche en direction du <strong>col du T\u00e9l\u00e9graphe<\/strong> est une d\u00e9livrance, bien que je sois tr\u00e8s entam\u00e9. Point\u00e9 \u00e0 9&prime; des meilleurs j&rsquo;abandonne toute id\u00e9e de podium ou top 5, sauf d\u00e9faillance improbable de jeunes coureurs devant&#8230; Dario attaque l&rsquo;ascension tambour battant pendant que je fais le plein d&rsquo;eau au pied : largement plus a\u00e9rien que moi je le perds logiquement de vue. A peine 4 W\/kg au compteur, \u00e7a n&rsquo;avance pas bien vite de mon c\u00f4t\u00e9 ; gu\u00e8re rassurant sachant qu&rsquo;il reste encore 30 km d&rsquo;ascension. Concentr\u00e9 sur l&rsquo;effort je me hisse jusqu&rsquo;au sommet, me ravitaille \u00e0 nouveau avant de plonger sur Valloire, en mode gestion\/survie depuis longtemps \ud83d\ude41 <\/p>\n<p align=\"justify\">Il fait chaud (25\u00b0C), le vent souffle favorablement mais \u00e0 la sortie de la station savoyarde je suis de plus en plus mal. Sans forces et incapable de relancer j&rsquo;avance \u00e0 un rythme particuli\u00e8rement faible (3.5 W\/kg), comptant les kilom\u00e8tres jusqu&rsquo;au <strong>col du Galibier<\/strong>. Plan-Lachat ne passe pas mieux, plus que 8 km en altitude : je m&rsquo;arrache comme je peux, tant\u00f4t en force tant\u00f4t en danseuse, sollicitant \u00e9norm\u00e9ment le dos. Derri\u00e8re les \u00e9carts sont abyssaux et je ne vois personne \u00e0 moins de 10&prime;, la septi\u00e8me place semble acquise \u00e0 condition de franchir la ligne. Je reprends un peu de vigueur apr\u00e8s les Granges, pour m&rsquo;\u00e9craser compl\u00e8tement dans le dernier kilom\u00e8tre apr\u00e8s le tunnel o\u00f9 je bascule -enfin- dans les Hautes-Alpes \ud83d\ude42 <\/p>\n<p align=\"justify\">Arr\u00eat pipi + rhabillage, on n&rsquo;est plus \u00e0 \u00e7a pr\u00e8s&#8230; La descente jusqu&rsquo;au <strong>col du Lautaret<\/strong> est ferm\u00e9e \u00e0 la circulation mais plus tr\u00e8s lucide je ne prends aucun risque, d&rsquo;autant que le dos commence \u00e0 me faire souffrir. Au col il reste 20 km \u00e0 couvrir, heureusement descendants avec un fort vent dans le dos. Ca file \u00e0 60 km\/h presque sans p\u00e9daler, jusqu&rsquo;\u00e0 Mon\u00eatier-les-Bains o\u00f9 il faut un peu appuyer dans les parties plates. Les derniers kilom\u00e8tres passent relativement vite, toujours avec un dos r\u00e9calcitrant et des douleurs musculaires dans tout le corps. Un dernier effort et je coupe la ligne en 7h28&prime; (7h13&prime; temps officiel) \u00e0 des ann\u00e9es-lumi\u00e8res du vainqueur Fabio Cini&#8230; qui a sans doute franchi la ligne d&rsquo;arriv\u00e9e alors que je n&rsquo;\u00e9tais pas encore au Galibier, 30 km plus haut !<\/p>\n<p align=\"justify\">Stefano Sala et Valentin Lacroix compl\u00e8tent un podium de haute vol\u00e9e qui a fait exploser les chronos de l&rsquo;an pass\u00e9 ; Pierre Ruffaut doit se contenter de la m\u00e9daille en chocolat devant Dario, auteur d&rsquo;une impressionnante remont\u00e9e dans le Galibier pour compl\u00e9ter le top 5. De mon c\u00f4t\u00e9 de la d\u00e9ception avec l&rsquo;une des journ\u00e9es les plus difficiles que j&rsquo;ai pass\u00e9es sur un v\u00e9lo (sans doute \u00e0 cause d&rsquo;une premi\u00e8re moiti\u00e9 beaucoup trop rapide), et en m\u00eame temps satisfait d&rsquo;\u00eatre enfin d\u00e9barrass\u00e9 de mes soucis gastriques. Place maintenant \u00e0 la r\u00e9cup\u00e9ration, une bonne nuit de sommeil avant de ferrailler dans l&rsquo;Izoard d\u00e8s demain matin \ud83d\ude42 <\/p>\n<p align=\"justify\">R\u00e9sultat(s) : <a href=\"http:\/\/www.rodolphe-passions.fr\/wordpress\/wp-content\/uploads\/2017\/07\/serre_che_luc_alphand_1.pdf\">Serre-Che Luc Alphand &#8211; Granfondo<\/a><\/p>\n<p><center><iframe height='405' width='590' frameborder='0' allowtransparency='true' scrolling='no' src='https:\/\/www.strava.com\/activities\/1073775506\/embed\/43d8a6e8528bd81fdf5ca32760df045c6279ed3d'><\/iframe><\/center><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Comme en 2015 je rends de nouveau visite \u00e0 ma ville natale pour une double ration de montagne, entre Hautes-Alpes, Italie et Savoie. 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