{"id":478,"date":"2010-06-12T20:00:43","date_gmt":"2010-06-12T18:00:43","guid":{"rendered":"http:\/\/www.rodolphe-passions.info\/wordpress\/?p=478"},"modified":"2012-01-09T22:19:39","modified_gmt":"2012-01-09T21:19:39","slug":"trois-ballons-master","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.rodolphe-passions.fr\/wordpress\/2010\/06\/trois-ballons-master\/","title":{"rendered":"Trois Ballons Master"},"content":{"rendered":"<p align=\"justify\">Retour sur d&rsquo;anciennes routes d&rsquo;entra\u00eenement en ce matin gris pour les Trois Ballons. Les routes sont tremp\u00e9es de la nuit pr\u00e9c\u00e9dente, et le ciel bien charg\u00e9 ; rien de bien engageant au d\u00e9part de Champagney, mais ce sont les al\u00e9as de la m\u00e9t\u00e9o. Au menu : 205 km et 4300 m de d\u00e9nivel\u00e9, avec le Ballon de Servance, col du M\u00e9nil, col d&rsquo;Oderen, col de Bramont, Grand Ballon, col du Hundsruck, Ballon d&rsquo;Alsace et la Planche des Belles Filles pour finir. Largement de quoi fr\u00f4ler l&rsquo;indigestion de cols et d&rsquo;heures de selle !<\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"http:\/\/www.rodolphe-passions.fr\/wordpress\/wp-content\/uploads\/2010\/06\/trois_ballons_master.jpg\" alt=\"Trois Ballons Master\" title=\"Trois Ballons Master\" width=\"267\" height=\"400\" class=\"alignright size-full wp-image-491\" srcset=\"https:\/\/www.rodolphe-passions.fr\/wordpress\/wp-content\/uploads\/2010\/06\/trois_ballons_master.jpg 267w, https:\/\/www.rodolphe-passions.fr\/wordpress\/wp-content\/uploads\/2010\/06\/trois_ballons_master-200x300.jpg 200w\" sizes=\"(max-width: 267px) 100vw, 267px\" \/><\/p>\n<p align=\"justify\">Je pars dans la roue de <a href=\"http:\/\/davidpolveroni.over-blog.com\/\">David<\/a> du GMC38 qui vient en habitu\u00e9 des routes vosgiennes, et \u00e7a frotte un peu pour bien se placer avant le Ballon de Servance (9.5 km &#8211; 6.1 %). La route est tr\u00e8s \u00e9troite, et apr\u00e8s Plancher-les-Mines les choses s\u00e9rieuses commencent. Les parties les plus raides me forcent \u00e0 mettre 36*23 et font monter le c\u0153ur au-del\u00e0 des 180 bpm, mais pas question de l\u00e2cher si t\u00f4t. Derri\u00e8re \u00e7a d\u00e9croche, et au sommet je suis \u00e0 50 m d&rsquo;une vingtaine d&rsquo;hommes en t\u00eate ; au sprint me voil\u00e0 rentr\u00e9 pour la descente.<\/p>\n<p align=\"justify\">Technique et difficile par temps sec (gravillons), elle l&rsquo;est encore plus par temps humide, et je dois redoubler d&rsquo;attention pour \u00e9viter les pi\u00e8ges de la route. Malheureusement \u00e0 mi-descente un concurrent roule dans un trou et perd ses deux bidons devant moi ; je les \u00e9vite de justesse mais pas le trou, mon second bidon se fait la malle&#8230; Je songe un instant \u00e0 le r\u00e9cup\u00e9rer, mais \u00e7a ne vaut pas le coup de se faire faucher, tant pis.<\/p>\n<p align=\"justify\">Au Thillot arr\u00eat obligatoire au feu rouge ; un groupe de 50 coureurs se constitue pour aborder les cols du M\u00e9nil, puis d&rsquo;Oderen (5 km &#8211; 5 %). \u00c7a ne roule pas vite, et au sommet je remplis mon bidon presque vide. Gros bazar et perte de temps avec tous les suiveurs, et je repars vite fait pour rentrer avant le col de Bramont. La descente est glissante et je ne peux pas doubler la longue file de voitures derri\u00e8re le peloton, mais c&rsquo;est chose faite \u00e0 l&rsquo;entr\u00e9e de Kruth apr\u00e8s un gros effort sur le plat : ouf !<\/p>\n<p align=\"justify\">Le temps de me replacer en t\u00eate du paquet, et nous abordons tranquillement le col de Bramont (7.5 km &#8211; 5.3 %). La pente se durcit au fur et \u00e0 mesure que l&rsquo;allure s&rsquo;acc\u00e9l\u00e8re, et pr\u00e9f\u00e9rant ne pas me mettre dans le rouge je laisse filer les 15 meilleurs avec David devant, tandis que \u00e7a explose dans les derniers lacets du col. Avec ce groupe nous attaquons ensuite la longue mont\u00e9e vers le Grand Ballon, via la route des cr\u00eates. On est \u00e0 plus de 1000 m et le brouillard fait son apparition dans une atmosph\u00e8re tr\u00e8s humide.<\/p>\n<p align=\"justify\">Le vent souffle de c\u00f4t\u00e9, et l&rsquo;allure imprim\u00e9e par les costauds du groupe ne me rassure gu\u00e8re. On sent que la t\u00eate de course n&rsquo;est pas loin, et je dois m&#8217;employer pour rester au contact sur un terrain tant\u00f4t montant, tant\u00f4t descendant. La route se redresse au-dessus de Markstein, et je prends quelques longueurs dans les derniers lacets pour ravitailler dans de bonnes conditions. La descente est s\u00e8che, et malgr\u00e9 quelques virages pav\u00e9s tout se passe bien ; le groupe descend en file indienne jusqu&rsquo;\u00e0 Willer\/Thur via le col Amic. Le brouillard a disparu, la temp\u00e9rature remonte en m\u00eame temps que le moral ; le cap de la mi-course est franchi, la m\u00e9t\u00e9o s&rsquo;am\u00e9liore et je suis encore pas mal. A Bitschwiller-l\u00e8s-Thann nouvel arr\u00eat obligatoire, et direction le col du Hundsruck (5.5 km &#8211; 6.8 %).<\/p>\n<p align=\"justify\">Le col est court, mais suffisamment pentu apr\u00e8s 115 km de course pour jauger les adversaires. Les coureurs du Team Veltec font le train et le groupe se morcelle \u00e0 nouveau, tandis que j&rsquo;aper\u00e7ois mes parents venus me ravitailler. Impeccable : je prends un bidon et laisse ma p\u00e8lerine, \u00e7a fera toujours \u00e7a de moins dans les poches. Au sommet je me fais violence pour rester au contact ; mon p\u00e8re nous annonce la t\u00eate de course \u00e0 5&prime;. Regroupement dans la descente, et on roule tranquillement vers Masevaux, puis Sewen ; chacun pense \u00e0 se ravitailler et reprendre son souffle sous le soleil retrouv\u00e9. De mon c\u00f4t\u00e9 les sensations restent bonnes, mais il reste encore 70 km \u00e0 parcourir.<\/p>\n<p align=\"justify\">L&rsquo;ascension du Ballon d&rsquo;Alsace (13.2 km &#8211; 5.1 %) commence doucement, mais le travail de sape des Veltec fait son effet d\u00e8s les plus forts pourcentages, o\u00f9 je l\u00e2che petit \u00e0 petit. C&rsquo;est dur pour tout le monde, et je m&rsquo;accroche pour limiter la casse avant d&rsquo;aborder la descente. Au sommet je prends un autre bidon, qui devrait suffire jusqu&rsquo;\u00e0 l&rsquo;arriv\u00e9e. J&rsquo;entame la descente que je connais par c\u0153ur avec le groupe en point de mire, et les rejoins peu avant la-Roche-du-Cerf. Peu de Fran\u00e7ais dans ce groupe domin\u00e9 par les Veltec, mais je reconnais Pascal, tr\u00e8s bon cyclosportif que j&rsquo;ai salu\u00e9 avec David au d\u00e9part. Les relais s&rsquo;organisent et nous filons grand train vers le pied de l&rsquo;ascension finale, par les petites routes escarp\u00e9es autour de Champagney.<\/p>\n<p align=\"justify\">J&rsquo;en profite pour avaler mes derni\u00e8res barres, mais je n&rsquo;ai pas l&rsquo;impression qu&rsquo;elles passent alors que 30 km restent encore \u00e0 couvrir. Craignant une fringale dans la Planche je demande \u00e0 Pascal s&rsquo;il a du rab : heureusement pour moi c&rsquo;est le cas, merci \u00e0 lui ! Ce moment de doute pass\u00e9 je rassemble mes derni\u00e8res forces en queue de groupe, tandis que nous traversons Plancher-Bas puis Plancher-les-Mines.<\/p>\n<p align=\"justify\">J&rsquo;attaque la Planche des Belles Filles (5.5 km &#8211; 8.2 %) par un arr\u00eat pipi (!) obligatoire car je ne pouvais plus tenir. Les autres filent, et je repars aussit\u00f4t \u00e0 l&rsquo;assaut de la pente, aussi raide que dans mon souvenir. Sur le 36*25 je garde malgr\u00e9 tout un rythme tr\u00e8s convenable apr\u00e8s 200 bornes dans les jambes, et d\u00e8s le premier km j&rsquo;aper\u00e7ois quelques membres du groupe, scotch\u00e9s dans la pente. Je ne souffre pas outre mesure, et refais mon retard petit \u00e0 petit, doublant 3 ou 4 concurrents jusqu&rsquo;au sommet. Dernier virage, encouragements des parents et j&rsquo;aper\u00e7ois la ligne.<\/p>\n<p align=\"justify\">Je repasse gros plateau sur le replat avant l&rsquo;arriv\u00e9e, mais c&rsquo;est insuffisant et je termine sur les talons de Pascal, 26\u00b0 en 6h47 (8\u00b0 Fran\u00e7ais). Un excellent chrono, sachant que j&rsquo;\u00e9tais parti pour faire moins de 7 heures, surtout dans une \u00e9preuve aussi relev\u00e9e. 7\u00b0 de ma cat\u00e9gorie \u00e0 seulement 18&prime; de la gagne ; un palier suppl\u00e9mentaire est franchi par rapport \u00e0 <a href=\"http:\/\/www.rodolphe-passions.fr\/wordpress\/2010\/06\/ventoux-beaumes-de-venise-master\/\">la Ventoux<\/a> il y a une semaine, c&rsquo;est bon pour le moral. De son c\u00f4t\u00e9 David termine \u00e0 une excellente 7\u00b0 place scratch, sur le podium des 18-29 ans inaccessible pour moi aujourd&rsquo;hui ; quant au Grand Troph\u00e9e je continue de me rapprocher du leader malgr\u00e9 une manche de retard&#8230;<\/p>\n<p align=\"justify\">Un grand merci \u00e0 mes parents qui sont venus me ravitailler et me soutenir sur la fin de parcours ; sans leur aide le r\u00e9sultat n&rsquo;aurait peut-\u00eatre pas \u00e9t\u00e9 aussi bon.<\/p>\n<p><center><script type=\"text\/javascript\" src=\"http:\/\/www.openrunner.com\/orservice\/inorser-script.php?key=mykey&amp;ser=S02&amp;id=601299&amp;w=800&amp;hp=240&amp;k=10&amp;c=0&#038;ts=1299275406\"><\/script><\/center><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Retour sur d&rsquo;anciennes routes d&rsquo;entra\u00eenement en ce matin gris pour les Trois Ballons. 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