{"id":777,"date":"2011-04-17T20:00:06","date_gmt":"2011-04-17T19:00:06","guid":{"rendered":"http:\/\/www.rodolphe-passions.info\/wordpress\/?p=777"},"modified":"2012-01-09T22:15:51","modified_gmt":"2012-01-09T21:15:51","slug":"granfondo-colnago-cogolin","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.rodolphe-passions.fr\/wordpress\/2011\/04\/granfondo-colnago-cogolin\/","title":{"rendered":"Granfondo Colnago &#8211; Cogolin"},"content":{"rendered":"<p align=\"justify\">Ce matin un temps frais mais ensoleill\u00e9 nous attend sur la C\u00f4te-d\u2019Azur pour le Granfondo Colnago &#8211; Cogolin, premi\u00e8re manche du Grand Troph\u00e9e 2011. Deux modifications par rapport \u00e0 l\u2019an dernier, avec un d\u00e9part d\u00e9plac\u00e9 de Cogolin \u00e0 St-Tropez, et un trajet direct vers le col du Canadel, suite \u00e0 un effondrement de la route du c\u00f4t\u00e9 de la Croix-Valmer. Un parcours r\u00e9duit \u00e0 160 km, qui promet une bonne partie de manivelles avant la premi\u00e8re difficult\u00e9, d\u2019autant que le plateau est bien plus dense que l\u2019an dernier\u00a0: Absalon, Currit, Gaumont, Suray ainsi que Fr\u00e9d\u00e9ric et Jean-Luc du Team Chamrousse, sans oublier le tenant du titre Heydens.<\/p>\n<p align=\"justify\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"http:\/\/www.rodolphe-passions.fr\/wordpress\/wp-content\/uploads\/2011\/04\/granfondo-colnago-3.jpg\" alt=\"Granfondo Colnago - Cogolin\" title=\"Granfondo Colnago - Cogolin\" width=\"266\" height=\"400\" class=\"alignleft size-full wp-image-781\" srcset=\"https:\/\/www.rodolphe-passions.fr\/wordpress\/wp-content\/uploads\/2011\/04\/granfondo-colnago-3.jpg 266w, https:\/\/www.rodolphe-passions.fr\/wordpress\/wp-content\/uploads\/2011\/04\/granfondo-colnago-3-199x300.jpg 199w\" sizes=\"(max-width: 266px) 100vw, 266px\" \/>La sortie du port de St-Tropez est nerveuse, mais chacun reste vigilant et \u00e7a embraye r\u00e9ellement une fois sur la nationale. Pas ou peu de vent\u00a0; je reste bien cal\u00e9 dans les premi\u00e8res positions du peloton, vigilant avant le col du Canadel (5.9 km @\u00a04.3 %). D\u00e8s le pied Absalon en personne vient secouer le cocotier. Je r\u00e9agis imm\u00e9diatement et quelques hectom\u00e8tres plus loin Heydens contre, pour de bon. Le bon coup est en train de partir avec Fr\u00e9d\u00e9ric puis Jean-Luc qui fait bient\u00f4t la jonction, mais je plafonne pour tenir ma place dans le groupe de chasse.<\/p>\n<p align=\"justify\">Au sommet nous pointons \u00e0 une trentaine de secondes, et nous reprenons quelques coureurs l\u00e2ch\u00e9s \u00e0 l\u2019avant. Les positions sont d\u00e9j\u00e0 claires\u00a0: une douzaine d\u2019hommes devant, et une douzaine en chasse derri\u00e8re. Je reconnais Magda de St-Jean, Patrick Gu\u00e9raud\u2026 je suis en bonne compagnie, et essaie de reprendre mon souffle dans la descente tortueuse qui suit. Pas le temps de profiter de la vue sur la mer en franchissant le col de Caguo-Ven puis Gratteloup, lorsque nous attaquons tambour battant le col de Babaou, toujours \u00e0 vive allure.<\/p>\n<p align=\"justify\">Je fais le tempo derri\u00e8re Patrick, et au sommet on nous annonce 45&Prime;, puis bient\u00f4t 1\u201930&Prime; de retard\u00a0: nous ne reviendrons plus. Chacun semble l\u2019avoir compris, et pense \u00e0 se ravitailler en descendant sur Collobri\u00e8res, avant l\u2019ascension vers Notre-Dame des Anges (9 km @\u00a06.2 %) et le col des Fourches. La route est \u00e9troite, raide et difficile\u00a0: c\u2019est ici que j\u2019avais d\u00e9croch\u00e9 du groupe de t\u00eate l\u2019an dernier. L\u00e0 je bataille pour rester au contact, faisant r\u00e9guli\u00e8rement l\u2019\u00e9lastique.<\/p>\n<p align=\"justify\">Chaque virage est l\u2019occasion de relancer en danseuse, en remettant du braquet. Tactique payante, puisque je bascule au sommet avec le groupe. De l\u2019arri\u00e8re j\u2019ai pu voir la facilit\u00e9 de chacun\u00a0: Patrick tirant du braquet comme \u00e0 son habitude, et surtout un membre du Team Veltec, impressionnant d\u2019efficacit\u00e9 et de facilit\u00e9 d\u00e8s que la route s\u2019\u00e9l\u00e8ve. De mon c\u00f4t\u00e9 je suis d\u00e9j\u00e0 bien entam\u00e9 \u00e0 mi-course\u00a0; le plus dur est certes derri\u00e8re nous mais il faut encore rallier l\u2019arriv\u00e9e sans se faire pi\u00e9ger sur une cassure. La descente \u00ab\u00a0casse-bras\u00a0\u00bb du col des Fourches est aval\u00e9e \u00e0 pleine vitesse\u00a0: plusieurs membres du groupe sont \u00e0 la limite, et mal plac\u00e9 au pied je dois faire l\u2019effort avec Magda et Patrick pour boucher un trou de 200 m en entrant dans Gonfaron.<\/p>\n<p align=\"justify\">L&rsquo;approche de la Garde-Freinet n\u2019est pas difficile, mais dans le groupe les concurrents du petit parcours commencent \u00e0 sauter des relais, sentant l\u2019arriv\u00e9e proche. Le cap des 100 km approche et l\u2019ascension d\u00e9bute tranquillement, ce qui n\u2019est pas pour me d\u00e9plaire. Mais le r\u00e9pit est de courte dur\u00e9e, puisqu\u2019\u00e0 deux kilom\u00e8tres du sommet un coureur attaque, imm\u00e9diatement pris en chasse par les autres. Je suis le mouvement, et tiens bon jusqu\u2019\u00e0 la Garde-Freinet, o\u00f9 je grille -comme tout le monde- le ravitaillement. Nous sommes maintenant huit \u00e0 rouler en direction du col de Vignon.<\/p>\n<p align=\"justify\">Le train est toujours aussi soutenu dans la descente et je tente de retrouver un second souffle en queue de groupe. Erreur que je paie cash au pied, en perdant une centaine de m\u00e8tres sur les autres. Je me dresse alors sur les p\u00e9dales, les crampes me font rassoir\u00a0: je dois laisser filer les poursuivants \u00e0 40 km de l\u2019arriv\u00e9e\u2026 Sorte de remake de l\u2019an pass\u00e9, et je me cale rapidement \u00e0 un rythme chrono, pas trop d\u00e9savantag\u00e9 par le vent.<\/p>\n<p align=\"justify\">De temps \u00e0 autre je regarde derri\u00e8re, et \u00e0 20 km de l\u2019arri\u00e8re une bonne vingtaine de coureurs me rejoignent, dont Olivier et Pierre. Je m\u2019abrite imm\u00e9diatement pour me refaire la cerise, car le final risque d\u2019\u00eatre tendu. A l\u2019approche des dix derniers kilom\u00e8tres \u00e7a acc\u00e9l\u00e8re de toutes parts, notamment dans le col du Reverdi pass\u00e9 grand plateau\u00a0! J\u2019arrive n\u00e9anmoins \u00e0 tenir ma place jusqu\u2019\u00e0 l\u2019entr\u00e9e de Cogolin, o\u00f9 je tente ma chance \u00e0 la flamme rouge, connaissant le final tortueux.<\/p>\n<p align=\"justify\">Mais n&rsquo;est pas Cancellara qui veut, et je me fais d\u00e9border \u00e0 300-400 m de la ligne par une quinzaine de concurrents au sprint\u00a0; je prends la 36\u00b0 place scratch (9\u00b0 des 18-29 ans) en 4h40. Forc\u00e9ment une d\u00e9ception par rapport \u00e0 2010 o\u00f9 j\u2019\u00e9tais rentr\u00e9 dans les dix premiers, mais aujourd\u2019hui je ne pouvais pas faire grand chose de plus face \u00e0 la concurrence. Enfin coup de chapeau \u00e0 Fr\u00e9d\u00e9ric qui fait 5\u00b0 scratch au milieu des ex-professionnels, voil\u00e0 une excellente performance en vue des 1000 Bosses dimanche prochain.<\/p>\n<p><center><iframe width='465' height='548' frameborder='0' src='http:\/\/connect.garmin.com:80\/activity\/embed\/80245009'><\/iframe><\/center><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Ce matin un temps frais mais ensoleill\u00e9 nous attend sur la C\u00f4te-d\u2019Azur pour le Granfondo Colnago &#8211; Cogolin, premi\u00e8re manche du Grand Troph\u00e9e 2011. 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