La récupération est bonne après un rude week-end en Oisans, et la météo parfaite… Aucune excuse pour ne pas aller courir ma première Arvan-Villards, et découvrir quelques beaux cols en Maurienne (Croix-de-Fer, la Toussuire, Mollard). Nous faisons route vers St-Jean-d’Arves avec Nicolas Raybaud, et y rejoignons Cédric Bonnefoy son coéquipier du team BV Sport. D’autres gros bras sont présents comme Frédéric Ostian, David De Vecchi, Ludovic Turpin, Mickaël Gallego, Nicolas Ougier, Jean-Francis Pessey… ainsi que les leaders de la trilogie mauriennaise : Stanislas Richard et Cédric Paluello. Dans le sas prioritaire je revois également Magdalena de St-Jean, que je n’avais plus croisée depuis un moment en cyclosport.
L’ambiance est décontractée, mais je me demande comment va se passer le départ à froid dans le col de la Croix-de-Fer. Pas le temps d’y réfléchir longtemps, puisque Mickaël lance les hostilités dès la sortie de St-Sorlin. Le groupe explose en deux kilomètres, les jambes ne répondent pas et je reviens progressivement mais à un rythme élevé sur un petit groupe comprenant Cédric, Frédéric et Nicolas. Le trio de tête a déjà disparu dans les lacets, tandis que le duo vainqueur de la veille Aurélien Gay et Loïc Ruffaut rejoignent le groupe de chasse. Nous arrivons au sommet et Nicolas passe la seconde dans la courte descente vers le Glandon.
Ça remonte quelques hectomètres mais on passe dans l’élan, et la descente vers St-Colomban est aussi rapide qu’à la Marmotte. Aurélien et Loïc décrochent, et la suite est un peu plus calme jusqu’à St-Etienne-de-Cuines. Dans la vallée jusqu’à St-Jean-de-Maurienne la poursuite s’organise : tout le monde passe, sans se livrer à fond. Nous sommes à 45″ de la tête, et un autre groupe à 45″ derrière nous : rien de définitif vu le menu qui arrive. Chacun mange un morceau, j’en fais de même avant la deuxième difficulté du jour.
Dès le pied de la montée vers la Toussuire ça embraye, je décide de laisser faire puis reviens une première fois avec Nicolas. Mais le rythme est à peine trop élevé dans le petit groupe ; je perds mètre après mètre pour naviguer à une trentaine de secondes le reste de l’ascension. Les quelques replats sont l’occasion de relancer et bien boire, car il commence à faire chaud. En vue du sommet j’aperçois Jean-Francis qui revient fort un lacet plus bas : nous voilà quatre au moment de redescendre sur St-Jean, je me sens au niveau des trois autres.
La descente est longue mais rapide, et nous arrivons au pied du col du Mollard après 85 km et presque trois heures de course. Les relais tournent dans les premiers kilomètres en faux-plat, avant que Jean-Francis ne fasse le train dans les pourcentages plus élevés. La pente est sévère mais je tourne encore bien les jambes ; l’ascension est ombragée et offre de beaux points de vue, ce qui ne gâche rien. A mi-pente je décroche légèrement pour me ravitailler une dernière fois, puis reviens sur le groupe au train. A la faveur d’un replat l’un de mes adversaires s’en va seul. J’attends une réaction de Jean-Francis (si fringant dans l’ascension précédente) mais rien ne se passe, alors je hausse le ton.
Surprise : il décroche et le dernier à suivre fait l’élastique. Il reste cinq kilomètres à tenir et je poursuis mon travail de sape, pour m’assurer un top 10. Dans le dernier kilomètre je donne tout pour creuser l’écart avant la descente finale, que je ne connais pas. Le revêtement est étroit et irrégulier, avec beaucoup de virages sans visibilité : je descends prudemment, vérifiant de temps à autre si ça revient derrière. Toujours personne en vue au moment de remonter vers l’arrivée : St-Jean est à quelques kilomètres de faux-plat, mais ça devient dur après quasiment quatre heures à fond…
A bout de forces je me hisse jusqu’à la ligne d’arrivée à la Chal, après une belle côte de deux kilomètres. J’aperçois Nicolas en fringale au bout de la ligne droite, mais c’est trop tard pour revenir : je finis sous les quatre heures de course, en 10° position. Très content de ce nouveau top 10, avec un peu de fatigue c’était difficile de faire mieux. Après six cyclosportives en autant de semaines il est temps de faire un break, pour revenir en pleine forme physique et mentale à la Risoul-Queyras. Un dernier mot sur l’organisation, comme souvent irréprochable de la part de LVO : parcours magnifiques, sécurité, repas d’arrivée et cérémonie protocolaire (agrémentée de quelques vidéos) au cinéma sont les ingrédients de cette journée très réussie sportivement, et humainement 🙂
Résultats : Arvan – Villards
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