Comme en 2014 je reviens avec plaisir à Murianette, pour la grimpée vers le Pinet-d’Uriage. Par son profil atypique et sa qualité d’organisation (grâce aux bénévoles du Cyclo Club de Gières), cette épreuve devient une classique du calendrier automnal. Après un réveil musculaire le matin et de de bonnes sensations à l’échauffement, je prends le départ à 15h11 dans des conditions météo optimales.
Les pourcentages initiaux mettent immédiatement dans l’ambiance ; contrairement à l’an passé je pars calmement, me calant autour de 340-350 W, la valeur cible du jour. Les jambes tournent très bien, quasiment à 90 tours/minute : parfait, je maintiens cette cadence et commence à remonter des concurrents avant la première rupture de pente. J’arrive sans trop de mal à relancer dans cette partie plus roulante, plutôt bon signe.
Je suis néanmoins obligé de faire un peu de roue libre dans un ou deux virages serrés (comme la plupart des concurrents), avant d’arriver sur la partie plate intermédiaire. Là je perds quelques watts mais parviens à conserver une allure élevée, à peine perturbée par deux voitures qui se croisent. A la Chènevarie j’ai encore de la force, la cadence est moins élevée mais le coup de pédale reste efficace… Je passe à la flamme rouge sur les bases de 28′, mon objectif temps du jour.
Passer sous cette marque sera difficile : je donne tout dans le mur final, mais ça ne suffit pas et la ligne est franchie en 28’05 ». Dix secondes de mieux que l’an passé, mais insuffisant pour prendre le commandement provisoire car Alexandre C. (parti une minute devant moi) vient d’abaisser la marque à 27’59 ». Une affaire de secondes, car Alexandre A., Eric et Jérôme viennent à leur tour s’intercaler dans le top 5… Avant que Mickaël ne mette tout le monde d’accord en 26’12 », nouveau record de la montée 🙂
Eric est deuxième en 27’52 », Alexandre troisième en 27’59 » : nous sommes cinq coureurs en douze secondes, rageant de passer si près du podium 😛 Avec des écarts si serrés on se rend compte de l’importance de détails comme une combinaison, la pression et le type de pneumatique, le poids d’un bidon… Autant de « gains marginaux » qui font gagner des places sur ce format d’épreuve, car à plus de 24 km/h de moyenne en individuel aérodynamisme et rendement commencent à compter.
La condition physique reste cependant excellente pour cette période, avec des valeurs proches de mes records de puissance. Il n’y a plus qu’à confirmer par un podium scratch… pourquoi pas demain entre St-Michel-de-Maurienne et Beaune ?
Résultat(s) : Grimpée de Murianette