Comme dirait David c’est un « chantier naval » qui nous attend ce matin à Serre-Chevalier. Centenaire du Galibier oblige, le grand parcours (115 km – 3500 m) propose un aller/retour à Valloire via le col du Galibier par ses deux versants, puis le col de Granon pour forcer la décision. La météo est fraîche mais pas froide sous le soleil levant, et la majorité des 1300 engagés devrait en avoir terminé avant les premiers orages annoncés.
Marmotte
Après une nuit difficile, j’ai rendez-vous ce matin avec la mythique Marmotte (174 km – 5000 m) pour un double objectif : effacer ma défaillance de l’an passé et creuser l’écart sur mon dauphin au Grand Trophée. Après ma belle performance à la Vaujany tous les feux sont au vert : je suis au top de ma condition, la récupération est bonne et le dernier test dans Montaud jeudi soir fut très concluant. Je roule vers le départ avec David, qui lui aussi a de grosses ambitions sur « sa » course.
Vaujany
Le matin est frais et humide au barrage hydrélec du Verney, mais un ciel limpide annonce une splendide journée. Ça tombe bien, car l’une des plus difficiles épreuves du Grand Trophée nous attend avec 173 km et 4000 m de dénivelé, via l’Alpe-du-Grand-Serre, le col d’Ornon, l’Alpe-d’Huez par Villard-Reculas, le col de Sarenne et la difficile montée vers la station de Vaujany. Sur la ligne de départ tous les habitués sont là : Nicolas, Mickaël, Patrick, Pierre (venu défendre son maillot de leader pour la Marmotte), Frédéric qui parfait sa condition pour l’Étape du Tour… sans oublier Michel Snel et Bert Dekker, qui font figure de favoris aujourd’hui. Bref du beau monde, et mon objectif de rentrer dans les vingt premiers sera difficile à réaliser.