Grand Prix de Vienne

Cet après-midi suite de mon apprentissage en 2°/3° catégorie FFC, au Grand Prix de Vienne. La météo est quasiment estivale : 25°C sur la ligne de départ, avec un fort vent du sud prêt à découper l’imposant peloton (près de 200 coureurs). Sur l’aire de départ les grosses équipes sont là, ainsi que plusieurs bloggers assidus : Nicolas, Florent… Le parcours est simple : une trentaine de kilomètres (avec deux ascensions longues et roulantes) à faire trois fois, et un petit mur de 400 m @ 12 % pour finir.

Grand Prix de VienneLa sortie de Vienne est neutralisée (avec les inévitables coups de patins et d’épaules), et je ne suis pas très bien placé pour le départ réel. Qu’importe, les jambes sont pas mal et je recolle rapidement au peloton pour aborder la côte de St-Sorlin, avalée à grande vitesse malgré le vent de face. Tout se monte gros plateau, et le 50*12 est de rigueur dès la première descente, effectuée à 65-70 km/h. Dans celle-ci j’évite de peu la chute massive, qui jette une bonne vingtaine de coureurs à terre et en retarde d’autres : j’ai eu chaud.

A Cours-et-Buis virage à droite, et longue ligne droite vent de côté… mon exercice favori :-P. L’allure est soutenue mais pas démentielle ; ça remonte de tous les côtés. Alors que la bonne échappée est partie, chacun se place avant la côte de Chalon, seconde difficulté du circuit. Nous l’attaquons vent dans le dos, et ceux qui se sont faits piéger font le forcing. Quelques hommes se détachent enfin (dont mon coéquipier Cédric), mais derrière ça continue de visser à 35 km/h, et je me dépouille littéralement pour rester au contact jusqu’au GPM.

A ce rythme-là je ne pense pas tenir bien longtemps, mais toujours lucide je me ravitaille dans la rapide descente qui nous ramène sur Vienne, bien calé dans les roues. Mal placé au pied je suis à deux doigts de sauter sur une relance ; heureusement devant ça temporise, et je reviens sans trop de mal. La deuxième ascension vers St-Sorlin est un peu plus calme, même si les attaques continuent de secouer le peloton, chacun cherchant à revenir à l’avant.

La descente est un peu plus calme, mais ça embraye fort dans la ligne droite opposée, sous l’impulsion de quelques équipes encore bien présentes. Tout le monde est en file indienne, et je m’arrache à 50 km/h, vent de côté pour tenir la roue devant moi. Ça passe encore, mais jusqu’à quand ? Je suis presque content de retrouver de la déclivité en montant vers Chalon ; l’allure a nettement baissé et je garde aisément ma place dans les premières positions du groupe.

Pas assez concentré dans la descente suivante je me loupe à une intersection, perdant une centaine de mètres sur le peloton : je reviens vite sur celui-ci, mais voilà un effort dont je me serais bien passé. Le deuxième tour se termine ainsi, et à l’entame du troisième tour chacun semble bien émoussé. Nous montons jusqu’à St-Sorlin groupés, et dans la longue ligne droite les coureurs du GMC 38 font le train, avant d’attaquer le dernier GPM vers Chalon.

Là encore ça ne monte pas trop vite, et je garde quelques cartouches pour la descente en vue de l’arrivée. Bien placé au sommet je pars avec un coureur de l’ECSEL dans les derniers virages serrés, pour se présenter à deux au pied du mur (c’est le cas de le dire ;-)). Nous avons une bonne centaine de mètres d’avance, l’occasion de passer le petit plateau. Derrière ça revient fort ; je donne tout, à la limite des crampes pour limiter la casse et termine vers la 45° place, bien content d’avoir tenu le paquet jusqu’au bout.

Côté sensations j’étais à des années-lumières de Montmeyran il y a trois semaines, même si les ascensions sont encore un peu roulantes pour moi. Ce fut en tout cas un excellent exercice de fractionné, même si je n’ai pas pu peser sur la course. Le rendez-vous est pris dans quinze jours à Cogolin, pour la première manche du Grand Trophée :-).

3 réflexions sur « Grand Prix de Vienne »

  1. Avec un peu de soleil, les sensations reviennent…

  2. Carrément, et le plus dur est de tenir le choc en début de course…
    Après, l’habitude des longs parcours me permet de mieux résister 😉

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