Grand Prix de Voiron

J’avais eu des regrets l’an passé de ne pouvoir y participer (faute d’avoir la bonne licence FFC), et bien que la météo soit menaçante je suis motivé au départ du Grand Prix de Voiron (2/3/J/PCO), belle épreuve dans les contreforts de la Chartreuse. Le principe est simple : un court contre-la-montre en côte le matin (4 km – 120 m) suivi d’une course en ligne l’après-midi (104 km – 1500 m) pour déterminer un vainqueur au général. Accessoirement cette course est le championnat Isère 2° catégorie ; autant dire que le plateau est bien fourni !

Grand Prix de VoironJe m’en rends compte rapidement lors du chrono. Après un court échauffement je pars sur des bases correctes dans la partie en bosse, avec une puissance comprise entre 350 et 400 watts. Malheureusement je peine à relancer sur le replat avant l’arrivée, et termine le parcours en 7’15 », à près d’une minute du meilleur temps (6’21 »). L’addition est salée dans un exercice que je pratique jamais ; je suis 87° après cette épreuve où le GMC38 fait un joli tir groupé.

Le soleil est toujours présent au départ de l’épreuve en ligne, mais le vent se renforce et les nuages s’accumulent aux alentours. 14h30 : départ officiel devant la cathédrale, après un tour neutralisé en ville la course est lancée après la Croix-Bayard. Beaucoup tentent de s’échapper, mais le GMC38 veille au grain. La traversée de St-Etienne-de-Crossey est très rapide. Dans un rond-point un coureur se met en travers, et d’autres chutent ; je les évite de justesse et fais le forcing sur le 50*12 pour revenir devant. La suite est un peu plus calme jusqu’à St-Sixte, avant d’entamer la première boucle autour de St-Geoire-en-Valdaine.

Les kilomètres défilent ainsi jusqu’au 25° km, lorsque la grêle nous arrose copieusement. Cela calme momentanément les ardeurs du peloton, qui repart à l’attaque dès l’orage passé. Dans la montée sur Velanne (km 40) je suis dans le dur, mais je tiens bon la barre pour basculer à une quinzaine de secondes du peloton. On se regroupe rapidement pour mener la chasse ; la jonction est faite un peu plus loin grâce aux efforts de chacun. Le peloton temporise, ce qui permet de ravitailler et souffler un peu avant la difficulté suivante.

Virage serré à gauche, et c’est parti pour une énième ascension, où je dois à nouveau lâcher prise (km 60). Encore une fois j’arrive à rentrer, tandis que le peloton perd progressivement des unités. Au fil des ascensions et je gère correctement ma course sans trop faiblir ; ça pourrait être pire. Je fais à nouveau l’élastique dans la seconde boucle, mais recolle au paquet avant d’attaquer les 15 derniers kilomètres. Au pied de la dernière difficulté tout reste à faire ; un peloton d’une quarantaine d’hommes peut encore prétendre à la victoire.

Les hostilités commencent dès le pied du col des Mille Martyrs (km 85) ; les premiers hectomètres sont les plus difficiles et éparpillent les rescapés. Connaissant bien l’ascension je n’essaie pas de suivre les meilleurs, et me contente de grimper au rythme le plus soutenu possible. On se retrouve à trois dans le replat qui suit, avec en point de mire d’autres lâchés. Les voitures suiveuses nous doublent l’une après l’autre, et nous basculons dans leur sillage à St-Sixte. Deux très bons descendeurs m’accompagnent et nous revenons sur le petit groupe qui nous précéde à 5 km de l’arrivée.

Une dernière gorgée, et la pente douce nous amène dans le mur d’arrivée à St-Nicolas-de-Macherin. Mal placé au pied je donne tout pour remonter un à un mes adversaires et prendre la 39° place, à un peu plus de 3′ du vainqueur Alexis Dullin. Pas mal de monde devant donc, mais encore plus derrière avec quelques gars pas mauvais sur ce genre de terrain (Rajat, Costechareyre)… Après un chrono raté le matin je me suis bien repris l’après-midi, avec de meilleures sensations qu’à Vienne le mois dernier. La condition est en hausse ; reste à concrétiser dans les semaines à venir à la Ventoux, puis à domicile au Challenge Vercors 🙂

10 réflexions sur « Grand Prix de Voiron »

  1. Salut Rodolphe,

    C’est curieux de voir l’effet qu’a eu la grêle sur ton enregistrement cardio ! 🙂
    La courbe d’altitude barométrique que tu obtiens avec le garmin 500 est propre compte tenu des conditions climatiques. J’ai l’impression d’avoir plus de surprise avec le garmin 705.
    La gestion de l’effort sur le CLM semble pas trop mal, meme si on constate que tu as eu du mal à maintenir une puissance constante
    KM 1.2 à KM 4.0 = 350w
    KM 4.0 à KM 5.4 = 310w
    Tu passes les 30 premieres seconde à 420w ce qui a peut etre une incidence.
    Alban confirmera mais ca doit permettre de situer une PMA à 360-370w . Si je compare la MMP sur la durée du CLM , je me situe au même niveau (en puissance brute) que toi > MMP sur 7min AP350w. Apres c’est peut etre le profil anaerobie qui peut faire des différences.
    Sur la course en ligne on observe le temps fort entre les KM36 et KM52 avec 30min à AP280 et NP299 et surtout 5min à 348w en debut de sequence.
    La FTP doit s’estimer autour de 290w.
    Interessant à suivre en tous cas ! 🙂
    A+
    Olivier.

  2. Salut Olivier,

    Ton analyse de « spécialiste » est intéressante… le dernier 1.5 km du chrono était plat voire légèrement descendant ; comme sur le plat j’ai toujours eu du mal à envoyer les watts (faute d’entraînement adéquat… et d’envie ;)), l’explication est sans doute là.

    @+

  3. Je t’ai indiqué des annotations en KM sur le CLM mais il faut lire des « min:sec » (portion 1min20s-4min et 4min-5min40s)
    50s sur 7min d’effort ca va vite ! Pour les temps autour de 6min, on se rapproche des temps de soutien de PMA surement sup à 430w.
    C’est surtout çà qui fait mal ! 🙂
    A+

  4. Oh que oui… surtout quand on ne travaille jamais la PMA à l’entraînement 😀 (FFC ou cyclosport « montagne », il faut choisir)
    D’ailleurs l’après-midi était plus dans mes cordes (même si j’ai souffert), avec un effort bien différent (succession de montées autour du seuil SV1, voire SV2 en tout début de course).

  5. Rodolphe tarde à nous faire péter un CP5 ou test FFC PMA ! 🙂 Tu pourras ainsi te calibrer un gimenez qui te fera monter ton seuil pour les cyclos et ta pma en meme temps pour les FFC. Que du bonus! N’oublie pas de le faire bien reposé. Avec une grosse compet comme celle de Voiron j’aurai peut être rien fait le vendredi( les 250wnp sur 2 h de jeudi était suffisant) et un léger déblocage le samedi. Il t’a peut être manqué un peu de fraicheur sur 7 min. 360 watts était jouable je pense. Seul un test pma nous confirmera tout cela!
    Belle course tout de même!

  6. En ce moment je suis à 62 kg, +/- mon poids de forme.
    C’est vrai qu’un test PMA serait fort utile pour avoir cette fameuse valeur-étalon, mais entre les contraintes du boulot, les courses, la récup, la météo… c’est pas facile à caser.
    Et mon vieil HT n’offre pas assez de résistance max pour faire ça au calme dans le garage 😛
    Mais j’ai bon espoir d’en caser un avant les Trois Ballons…

  7. Surtout pas faire ça sur un HT ! Les tests terrains sont supérieures de 20 watts au moins par rapport à HT. Cela vaut le coup de s’étalonner sur HT pendant l’hiver afin de faire des exos dessus. Pendant la saison, ça te servira pas. Trouve toi un col de 20 min tranquille et assez pentu ( >5-6 %) tu seras proches de la réalité. De plus sur mon HT ( tacx flow), je remarque de forte dispersion en powertap et mon SRM ( sup à 20 w vers 250w) alors que le même matos sur route donne plutôt 10 w d’écart ( peut être du à l’usure de mon ht: rouleau et support de fixation). Ta roue PT recalibrée aux petits oignons par Matsport doit être assez proche de la réalité ou d’un SRM.

  8. C’est le SRM qui est trop optimiste (par rapport au powertap) ? J’avais une etude qui montrait que le SRM est en effet plus « généreux » en watt :

    Lors du test sur route, les puissances de pédalage moyenne et maximale mesurées par le moyeu PT étaient inférieures à celles obtenues avec le pédalier SRM (respectivement 4,8 et 7,3 % lorsque la température passait de 6 à 21º C).

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