Grimpée de St-Nizier

Après le rendez-vous manqué de 2010 (épreuve annulée suite à une météo désastreuse) j’avais à cœur de refaire la grimpée de St-Nizier, dont le départ se situe à deux pas de chez moi. La météo est encore une fois incertaine, mais ce matin le ciel semble rester sec. Objectif du jour : descendre sous les 43’20 », soit 320 watts de moyenne à sortir sur l’ascension. Je commence l’échauffement sur home-trainer avec Cédric : le cœur a un peu de mal à monter, mais les jambes tournent pas mal sur quelques sprints au rupteur. Il fait plutôt chaud (24°C) et c’est en sueur que je me présente sur la ligne de départ.

Grimpée de St-Nizier11h05 : 3, 2, 1… c’est parti. En moins d’une minute le cœur passe de 110 à 175 bpm, et calé sur le 36*17 j’avance (trop) vite. Emporté par l’adrénaline je flirte avec les 400 watts ; mais j’ai du mal à ralentir franchement l’allure, sachant Cédric en poursuite derrière. Les virages défilent jusqu’au Désert Rousseau, où j’engage le gros plateau pour passer le replat, à une allure plus raisonnable. Le répit est de courte durée ; les lacets menant à la Tour-sans-Venin m’obligent à remonter les dents, et la puissance stagne autour de 340-350 watts… C’est encore élevé pour un effort de 3/4 d’heure.

A la Tour-sans-Venin je suis en 18′ : un intermédiaire canon, mais les jambes ne vont pas tenir à ce rythme. Un peu plus haut je souffre, mais sans me désunir je maintiens la puissance autour des 310-320 watts. On m’annonce 50″ d’avance sur Cédric ; concentré sur l’effort je n’y prête guère attention, surtout lorsqu’une belle averse nous tombe dessus. Juste de quoi mouiller la route et nous rafraîchir ; sur les rares relances en danseuse mes mains glissent sur les poignées.

Plus haut la pente se radoucit, et je peine à maintenir 300 watts : le cœur descend un tout petit peu, ce qui me permet de reprendre mon souffle avant la bataille finale. Sous le tremplin ça commence à sentir bon ; je passe en force le talus avant le replat sous les Trois Pucelles, et lâche tout dans le dernier gros lacet. Je souffre pour rester à 340 watts, mais c’est bientôt la fin : un peu moins de 42′ au panneau de St-Nizier ; ça sent très bon pour le record.

Le gros plateau enclenché pour le sprint final, je fais attention au dernier virage détrempé, et c’est le sprint… Je coupe la ligne sous la pluie en 42’56 », une grosse performance qui me place en 6° position au scratch (3° des 18-29 ans). J’ai mal partout, la satisfaction est grande : malgré un départ trop rapide je gagne 2’20 » sur mon record et relègue Cédric à quasiment une minute (il y a deux ans les rôles étaient inversés). David monte quant à lui sur le podium scratch (que je rate pour 16″). Dommage pour la pluie battante qui a gâché la fête au sommet… Peu de monde -moi compris- a attendu sur place la remise des prix.

3 réflexions sur « Grimpée de St-Nizier »

  1. Le podium était vraiment pas loin! un départ un peu moins canon t’aurait peut être permis d’y accéder: tu as du passer par 2 ou 3 passages de 10/15 s pour reprendre ton souffle! ça sera pour l’année prochaine avec une optimisation de la gestion avec le PT ou un autre 🙂

  2. Tout à fait ! C’est d’ailleurs mon seul regret : trop d’enthousiasme au départ 😛
    Car les sensations étaient très bonnes ; j’avais bien récupéré de ma séance PMA du jeudi soir.
    Il me reste encore suffisamment de motivation pour pousser jusqu’à la Drômoise, puis les Cimes du lac d’Annecy s’il ne fait pas trop moche… ensuite il sera temps de clore la saison et faire le bilan.

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