Grimpée de Prapoutel

Après plusieurs décennies d’existence, le succès de la grimpée de Prapoutel ne se dément pas : ce matin plus de 130 coureurs se pressent au départ à Champ-Près-Froges, sous un beau soleil et sans vent. Des conditions optimales pour réaliser un bon chrono : après quelques semaines de vacances passées à rouler en montagne je suis confiant sur ma capacité à tenir 45′ à haut régime, beaucoup moins à encaisser un départ rapide. Le long échauffement en vélo (30 km) pour venir au départ devrait au moins me permettre d’être à 100 % de mes moyens dès le coup de sifflet.

Grimpée de PrapoutelEt ça part très fort d’entrée, sous l’impulsion de jeunes qui se brûlent vite les ailes : plus de 7 W/kg pour suivre la tête nous mettent immédiatement dans l’allure le premier kilomètre, avant que Mickaël Gallego ne sorte de sa réserve. Avec Florian Giboin on se fait mal pour le suivre : de longues minutes proches de PMA suffisent à faire exploser le groupe et nous ne sommes plus que deux dans sa roue. Une, puis deux grosses relances lui permettent de s’isoler en tête après seulement 2 km de course : je me retrouve seul à la poursuite de Mickaël, accompagné d’Antony Cheytion qui me relaie fort quelques hectomètres plus loin.

Très en jambes il finit par me lâcher pour rejoindre Mickaël : je me retrouve intercalé entre le duo de tête et un petit groupe de chasse, avec 20″ d’écart à chaque fois. Rarement gagnant au sprint en petit comité (c’est un euphémisme 😛 ) je décide de continuer seul jusqu’au bout, gérant l’ascension à 5,5 W/kg. Après un départ très rapide c’est difficile, mais je tiens bien la cadence jusqu’au col des Ayes, comptant sur une fatigue similaire et une mésentente derrière.

Devant ça se relaie parfaitement ; si l’écart se maintient à 30″ pendant la première moitié d’ascension il passe à 1′ à 5 km de la ligne. Je les perds alors de vue, tout en faisant des écarts réguliers avec mes poursuivants. Relancer devient de plus en plus difficile au fil des kilomètres, tenir la puissance cible également : avec le mur final j’estime à une dizaine de secondes l’écart minimum pour conserver le podium face à un puncheur plus frais. Un replat me permet de repasser le gros plateau, debout jusqu’à la flamme rouge : plus que quelques minutes à tenir, encore 15″ sur un groupe secoué par Arnaud Féodoroff et Jérôme Giraud… Ca doit le faire 🙂

Les derniers 300 m sont interminables, je me dépouille en force pour franchir la ligne en 45’07” sur le même podium qu’à Chamrousse il y a un mois. Dans le désordre cependant, car un Antony de gala s’est défait du maître des lieux Mickaël dans le mur final, remportant l’épreuve en 43’13”. Au bout de l’effort je suis très content de retrouver le podium devant Arnaud et Jérôme, tout proche de mon temps référence de 2014 (44’51” en groupe) malgré une ascension en grande partie solitaire. La condition est toujours là et le cycliste très affûté, avec de belles choses à réaliser sur la demi-douzaine de grimpées qu’il reste 😉

Résultat(s) : Grimpée de Prapoutel

2 réflexions au sujet de « Grimpée de Prapoutel »

  1. Salut,
    Quand je regarde sur strava les pourcentages c’est impressionnant bravo mon gars!!!

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