Critérium du Ballon d’Alsace

Après le soleil et la chaleur mauriennais il y a quelques jours, choc thermique à Belfort pour la 95ème édition du Critérium du Ballon d’Alsace : si la température est douce et la route encore sèche dans la vieille ville, le ciel reste très menaçant et la pluie est annoncée à l’arrivée. Pas de quoi décourager la soixantaine d’engagés en 2/3/J, où je croise quelques connaissances au départ dont Antony Cheytion ou Adrien Vuillier. La quinzaine de kilomètres depuis la maison sert d’échauffement, une fois inscrit j’attends le départ fictif tranquillement.

Critérium du Ballon d'AlsaceIl n’y a pas à jouer des coudes jusqu’au départ réel, donné à la sortie de la ville sous les premières gouttes. Ça flingue d’entrée et je paie mon échauffement trop pépère 😛 ayant toutes les peines du monde à garder les roues. Après quelques minutes en milieu de paquet les sensations reviennent tandis que les accélérations se succèdent et la pluie s’intensifie dans le bois d’Eloie… Vu la physionomie de la course je décide de rester à l’abri en queue de paquet jusqu’à Giromagny, où il sera aisé de remonter aux premières loges pour entamer l’ascension.

Après quelques tentatives un trio parvient à faire le break et prendre 30″ d’avance, mais on le garde toujours à vue et il y a toujours suffisamment de personnel derrière pour rouler, donc je ne suis pas trop inquiet et laisse faire. Le plan se déroule ainsi jusqu’à Lepuix-Gy où je profite des premiers reliefs pour remonter dans les 15 premières positions ; nous sommes tous déjà bien mouillés par la pluie et ça ne va pas s’arranger… Dès les premières pentes du Ballon d’Alsace le peloton s’agite et s’étire logiquement, on travaille en tête avec Adrien, l’écart se réduit fortement avec les hommes de têtes et quelques attaques permettent de faire la jonction au Saut-de-la-Truite.

A près de 350 W moyens depuis le pied l’allure est plus régulière qu’en 2018, mais tout aussi rapide. Les accélérations sont fréquentes, mais il y a toujours quelqu’un pour ramener la meute, qui fond au fil des kilomètres. A mi-pente les jambes répondent encore bien malgré le froid, j’essaie plusieurs fois de sortir en vain : si j’ai suffisamment de résistance au seuil pour encaisser 5.5 voire 6 W/kg pendant un long moment, mon explosivité toute relative ne me permet pas de faire la différence face à des coureurs FFC expérimentés de deuxième catégorie. Sur mon ultime tentative à 4 km du but je me fais contrer par le futur vainqueur de l’épreuve, un coureur de Besançon bien protégé par ses équipiers.

Derrière les contres se succèdent, sans succès et frigorifié au niveau des bras je subis en attendant la flamme rouge avec Alexandre Martin et Antony. Aux deux kilomètres je repasse le gros plateau pour préparer l’emballage final, vent de côté et sous la pluie… que du bonheur 😀 Dans un épais brouillard je distingue à peine les coureurs qui me précèdent et lance un long sprint de loin dans la Bérézina : à la flamme rouge c’est chacun pour soi, je ne sais même pas combien ils sont devant ou derrière. Je franchis la ligne après une heure de course en dixième position (pointé par mes parents 😉 ), juste devant Antony qui n’aura vu l’arche d’arrivée qu’au dernier moment.

Comme en 2018 je ne suis pas si loin du podium (une quinzaine de secondes) constitué par Florian Nocquet, Thibault Germain, Florian Pierrel devant Alexandre. Mais difficile de faire mieux quand on ne travaille jamais sprint et résistance lactique à l’entraînement. Je me console avec un temps d’ascension similaire à 2018 malgré une météo franchement défavorable, encore quelques watts gagnés sur l’année écoulée : toujours ça de pris 🙂

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