Pluvieuse dernière journée de 2011, l’occasion est idéale de faire un petit bilan de la saison écoulée. Saison placée sous le signe du cyclosport, avec le Grand Trophée de nouveau comme objectif, et bien sûr progresser dans les classements scratch des différentes épreuves auxquelles j’ai participé. Je tenais également à mieux gérer mes temps forts et faibles, pour conserver une relative fraîcheur jusqu’à juillet.
Pas de chambardement durant la pré-saison donc, avec une condition en légère hausse dès le mois de janvier. Les entraînements collectifs réalisés dans le froid mais au sec (la plupart du temps) me permettent d’acquérir du foncier et du rythme avec mes coéquipiers de Fontaine et les coureurs de Grenoble ; rapidement je prends de l’avance par rapport à 2010, et j’accroche mon premier dossard pour une course nationale à Montmeyran mi-mars.
Pluie diluvienne, pas de jambes : je prends là-bas un grand coup derrière la casquette, et abandonne à mi-course : une première depuis bien longtemps. J’enchaîne en cyclosport avec la Corima où le niveau est à peine moins relevé ; une nouvelle fois sous la pluie et le froid je perds beaucoup de places dans le final, mais la condition est en hausse du côté de Montélimar. Début avril je m’aligne à Vienne pour la première fois ; je tiens ma place dans le peloton jusqu’au bout après avoir beaucoup souffert en début de course, me permettant une petite attaque dans le final (pour la forme ;)).
Arrive la première manche du Grand Trophée à Cogolin, où malgré une sinusite tenace je souhaite faire aussi bien que l’an dernier (top 10). Le plateau « quatre étoiles » présent sur le grand parcours me ramène vite sur Terre et je dois me contenter d’une place dans les quarante au sprint, après avoir suivi (et lâché) le groupe de chasse pendant 120 km. C’est à ce moment-là que débute mon partenariat avec Alban de Cycles et Forme, qui me propose un capteur de puissance Powertap pour le reste de la saison en échange d’un peu de publicité pour sa nouvelle activité sur les grosses épreuves du calendrier cyclosport. J’accepte sans hésiter, et apprends petit à petit les bases de l’entraînement par la puissance… Ce qui ne tarde pas à porter ses fruits.
Début mai je cours à Fontaine davantage pour représenter le club et faire du rythme, en vue du Grand Prix de Voiron que je ne voulais pas manquer. Après un mauvais chrono le matin, je me fais plaisir l’après-midi sur un parcours accidenté en Préalpes, où j’accompagne les meilleurs jusqu’à la dernière difficulté. De quoi me regonfler à bloc pour la Ventoux où dans la chaleur je retrouve d’excellentes sensations pour me classer tout près d’un top 15 scratch en compagnie de mes adversaires habituels. La suite est moins bonne au Challenge Vercors où j’apprends à gérer un jour sans, fatigué physiquement et nerveusement. J’y prends néanmoins le maillot de leader du Grand Trophée avant les Trois Ballons, premier grand rendez-vous de la saison.
Sur un parcours que j’adore je réalise la course parfaite pendant six heures malgré un départ ultra-rapide ; malheureusement je m’écroule dans l’ascension finale alors qu’un top 20 me tendait les bras… La plus grosse déception de cette année, tant j’avais maîtrisé tous les paramètres ce jour-là. J’arrive néanmoins à Morzine avec bon moral malgré la météo hivernale ; après avoir accompagné les meilleurs jusqu’au pied de la dernière ascension j’accroche mon premier top 15 de la saison. En Oisans nous retrouvons enfin le soleil, bien que j’y garde un souvenir mitigé de l’an passé.
Je réalise alors une très bonne Vaujany (top 20), et semble enfin avoir trouvé la recette pour maîtriser les arrivées au sommet. Je me présente six jours plus tard au départ de la Marmotte nerveux, mais avec des jambes de feu. Dès la première ascension (Glandon) je laisse partir les trente meilleurs partis comme des avions, mais c’est pour mieux négocier l’enchaînement Télégraphe-Galibier, et enfin l’Alpe-d’Huez que j’efface en moins d’une heure… Au final je boucle l’épreuve en 6h37 et dans les quarante premiers, ce que je n’espérais même pas le matin même !
Une semaine plus tard je prends le départ de la Luc Alphand à Serre-Chevalier, pour un « chantier » court mais intense. Après deux Galibier nous arrivons en haut du terrible Granon ; dans les dix premiers tout au long de l’épreuve je ne craque pas et conserve ma place dans le top 10. A l’issue d’un enchaînement juin-juillet chargé je ne suis pas trop entamé, mais lève un peu le pied pour bien finir la saison. La Risoul-Vauban début août me permet une nouvelle fois de goûter à la haute-montagne avec un nouveau top 10 à la clé ; j’arrive aux Deux-Alpes quelques semaine plus tard pour achever ma victoire dans le Grand Trophée, sur les routes de la Pantani.
Une fois de plus le départ est extrêmement rapide et la chaleur fait de gros dégâts : bien avant la mi-course il y en a partout et mon groupe reprend progressivement des coureurs lâchés de l’avant, pour jouer la cinquième place à 25 km de l’arrivée ! Une défaillance dans le final me coûte plusieurs places, mais je reste dans le top 10 et conclus en beauté le Grand Trophée. J’enchaîne avec la Vercors-Drôme le weekend suivant, où un peu juste physiquement je la joue plus tactique pour finir une nouvelle fois dixième.
Je mets alors l’accent sur le travail à PMA pour préparer des efforts plus courts comme la grimpée de St-Nizier. Préparation efficace puisque sous la pluie j’explose mon précédent record de 2′ pour descendre sous les 43′. La suite est moins évidente à la Drômoise ; sur un parcours glissant et moins montagneux la lassitude me gagne, même si j’assure un top 15 pas si loin du vainqueur. Je conclus la saison à Annecy sur un parcours superbe avec une météo parfaite ; avec de bonnes sensations malgré une année bien remplie je termine une nouvelle fois dans les dix premiers, de beaux souvenirs plein la tête.
Bref 2011 marque une nouvelle étape dans ma progression ; avec l’expérience je gère mieux les moments difficiles et physiquement je suis dans mes meilleures années. Pas de points FFC marqués cette saison, néanmoins je repars en 3° catégorie pour 2012 : la longueur et la difficulté des courses me conviennent davantage qu’en Pass’Cyclisme, même si ça implique souvent de courir avec des adversaires en 2° catégorie (et là ce n’est plus la même chanson :P). Mi-août un club voisin m’a proposé de compléter leur équipe au Circuit de la Drôme : je regrette d’avoir décliné cette invitation (craignant de trop en faire), du coup j’aimerais inscrire une belle course de ce type à mon calendrier cette saison (avant de tenter l’expérience en cyclosport pour 2013 ?). En cyclosport je repars sur la même base : huit épreuves du Grand Trophée avec en point d’orgue la Marmotte et les Trois Ballons. Côté entraînement l’expérience Powertap fut très intéressante, et pour 2012 je serai équipé d’un capteur pédalier type Power2Max, reçu et installé il y a quelques jours seulement…
Enfin 2011 fut particulièrement riche en rencontres sur la route et en-dehors ; côtoyer d’autres cyclosportifs dans des cols mythiques, sous le soleil, la pluie, la chaleur, le vent, le froid tisse des liens… Aussi je transmets à tous les lecteurs de ce blog mes meilleurs vœux pour 2012, et la réussite à la fois sportive, professionnelle et personnelle :-).
Bravo pour ce super C.R de ta grosse saison tant au niveau des enchaînements que de tes résultats. Toujours un plaisir de te lire. Pour le moment je reste sur le powertap mais j’attends ton C.R sur ton power2max (sur v02 ou facebook 😉 ), et je suivrais peut être le même chemin en 2013 (ayant pas mal de roues).
Je pense que la haute route pourrait tout à fait te convenir (même si ça oblige de faire une croix sur certaines cyclo et le Grand Trophée).
Bonne année 2012, la santé, plein de bornes et des victoires.
A+ Rodolphe 😉
Romain
Merci Romain, meilleurs vœux de réussite (sportive et personnelle) à toi également.
La Haute Route me fait rêver évidemment, mais le budget reste un énorme obstacle avec la météo (quelques jours de pluie/froid sur le parcours et c’est le carnage assuré)… sans parler de la récupération : vu le niveau je me vois mal enchaîner ne serait-ce que deux étapes en haute montagne, j’ai encore trop de lacunes dans ce domaine. Un format type Tour de l’Ain conviendrait davantage pour se faire une idée en cyclosport, après avoir goûté (ce que j’espère) au format FFC.
Bref, je suis encore loin d’avoir fait le tour de la question !
Salut Rodolphe,
C’est avec un plaisir non dissimulé que j’ai lu ton périple 2011, bravo à toi et je te souhaite encore de nombreux beaux classements dans ta catégorie pour l’année 2012.
Ce sont tes parents qui m’ont donné l’adresse de ton blog, je vais suivre avec attention tes exploits sois en sûr…
J’espère te voir aux trois ballons si je suis dans la région et en forme pour y participer sur les 100km.
Je suis devenu poussif, la retraite pèse sur mes vieilles jambes, mais t’inquiète j’aime toujours le vélo et je suis très envieux de ton beau parcours.
Encore un grand bravo
jeanda
Salut Jean-Da,
Quel plaisir d’avoir de tes nouvelles ! Que de chemin parcouru depuis qu’on a commencé à pédaler ensemble… Encore chez les minimes à l’époque, je suis toujours autant mordu de vélo aujourd’hui. J’espère également te croiser aux Trois Ballons en haut de la Planche ; en attendant profite bien de ta retraite pour rouler 😉
Merci beaucoup, et rendez-vous en juin !
Impressionnante ta saison!
On s’est croisé (ou plutôt on a pris des départs communs avant que tu me largues…) qq fois sans se connaître en 2011. Peut être que çà le refera cette année?
Publieras-tu ton pgm de cyclos?
Je découvre ton blog ce soir. Je crois que je reviendrai 😉
Le programme ne sera pas bien différent cette année : en gros la plupart des épreuves du GT, la Corima, la 1000 Bosses (de retour après une « humide » découverte en 2009), la Risoul-Queyras + quelques FFC au gré des envies et des trous dans le calendrier… Une vingtaine de jours de course au total, y’en aura déjà bien assez 😉