Comme l’an passé j’accroche mon premier dossard à Montmeyran, en 2/3/J. Pas de pluie cette année, mais du soleil et un fort vent du nord qui pèsera plus sur la course que l’unique difficulté du circuit de 12.5 km : la côte de la Baume-Cornillane. Cette fois-ci j’arrive suffisamment tôt pour prendre mon dossard et m’habiller tranquillement : pas de stress. Je m’installe à côté de Philippe et Romuald qui courent parmi les 80 engagés en Pass’Cyclisme… La liste d’engagés chez les nationaux affiche complet : nous sommes 200 sur la ligne de départ.
En attendant le départ nous partons tous les trois nous échauffer sur un tour de circuit, et nous rendre compte de la force du vent (surtout quand on le prend de côté)… Très surprenant la première fois ; je crois que je vais travailler la bordure cet après-midi :-). Quelques sprints plus tard avec des sensations correctes je retourne vers la ligne de départ, que je pense -à tort- placée plus haut dans le bourg. Mauvaise pioche : le temps de redescendre tous les coureurs ont pris place, je suis dernier ou presque sur la ligne, vent de face :-(.
Trois… deux… un… partez ! Je me retrouve dans la même situation que l’an dernier, planté à 200 m du peloton sauf que là, pas de gros gabarit pour me ramener… On relaie à deux ou trois en vain, le paquet s’éloigne doucement : c’est déjà fini. De rage j’insiste seul dans la bosse ; avec le vent favorable je commence à remonter des coureurs lâchés, et l’éventail se met en place dans la longue descente sur Montmeyran. Le temps de comprendre comment une bordure fonctionne, j’arrive enfin à m’abriter dedans et reprends mon souffle en me désaltérant. L’effort est commun, et nous avons un groupe important en point de mire.
Le premier tour se termine ainsi, avec les premiers abandons. Je ne suis pas venu jusqu’ici pour faire dix bornes, autant prendre cela comme un entraînement ; je poursuis les relais malgré le vent qui nous colle à la route. Le groupe devant s’éloigne de nouveau, pour se rapprocher dans la difficulté du circuit… Avec un coureur de Chambéry nous gardons le rythme, et jusqu’à mi-course nous remontons régulièrement des coureurs attardés en gardant le groupe en point de mire, sans pouvoir le rejoindre malheureusement.
La fatigue et la lassitude commencent à se faire sentir, et sur une accélération anodine je saute de l’éventail à la fin du quatrième tour : me voilà seul dans la pampa à quatre tours de l’arrivée ! Dans le cinquième tour j’accuse le coup, mais je suis aux premières loges pour voir Philippe gagner la course en Pass’Cyclisme… après cinq tours en solitaire. Tout simplement monstrueux avec de telles conditions. Dans le sixième tour un petit groupe avec Nicolas me rejoint ; nous effectuons deux tours ensemble sous des rafales de plus en plus violentes.
Plusieurs fois je me fais peur dans la ligne droite opposée ; craignant de me faire envoyer droit au fossé je jette l’éponge à la cloche, après 90 km et 2h30 de course. Évidemment déçu du déroulement de la course, mais courir dans une bordure ne s’improvise pas : quand on s’y prend mal on saute, tout simplement. Une expérience enrichissante bien que frustrante : je m’en sors sans chute et rassuré sur ma condition, ce n’est déjà pas si mal. Rendez-vous dans deux semaines à la Corima, pour retrouver mon terrain de prédilection ;-).
Résultats : Grand Prix de Montmeyran
Salut Rdolphe,
Courage t’es le meilleur, l’année prochaine ne t’attarde pas trop à l’échauffement.
@+
jd
je vois que tu as changé de thème !
a bientôt autour des cyclos
Oui faut bien se renouveler de temps en temps… aussi bien en course que sur la blogosphère, tenter de nouvelles expériences pour progresser 🙂