On prend les mêmes et on recommence cet après-midi à Vienne : grand soleil, et pas mal de vent nous accompagnent Cédric et moi au bord du Rhône. Nous sommes 130 à courir en 2/3/J, et la ligne de départ a fière allure avec le champion de France junior Romain Faussurier, et l’ancien champion du monde de cyclocross Clément Venturini… Tous deux sont accompagnés de leurs équipiers de Roanne et Vaulx-en-Velin, équipes bien représentées ce dimanche. Le circuit reste inchangé : une trentaine de kilomètres à parcourir trois fois, avec les côtes de St-Sorlin et Chalon ; l’arrivée s’effectue dans une côte raide (jusqu’à 15 %) mais sur quelques hectomètres seulement.
Comme d’habitude le départ fictif est un peu calamiteux dans les rues de la cité viennoise, mais j’ai l’occasion de discuter un peu avec Olivier (autre adepte du powertraining) et Jérôme, un ancien coéquipier du VC Montbéliard… que je n’avais plus revu depuis les minimes/cadets :-). On papote un peu en fond de grille en attendant le départ réel, et c’est parti ! Le vent souffle favorablement dans St-Sorlin, et après quelques kilomètres de mise en jambes la bataille commence pour remonter le peloton. Les routes sont étroites et l’allure irrégulière : difficile de revenir devant, et je reste bien concentré pour éviter les pièges du bas-côté.
Je bascule dans la descente au milieu du paquet, et sur un revêtement parfait nous descendons plein gaz sur Cour-et-Buis avec les voitures qui arrivent en face… Séquence stress, surtout quand certains manquent de s’effondrer dans le bas-côté pour gratter une ou deux places par la droite :-(. On finit par retrouver la ligne droite où ça temporise de nouveau, avec des rétrécissements et du vent latéral. Calé dans les roues je jette un œil autour de moi : l’essentiel du peloton est encore là. Virage à droite, et on attaque la côte de Chalon vent de face ce qui ralentit l’allure.
J’en profite pour remonter dans les premières places, sans trop forcer. Je tente une sortie seul sur le sommet pour revenir sur un petit groupe de quatre ; le peloton laisse faire dans un premier temps, puis hausse franchement le ton pour tous nous avaler avant le GPM. Ça remonte de tous les côtés, les jambes brûlent mais je m’accroche pour basculer avec le gros de la troupe, dans une descente à tombeau ouvert. Dernier virage difficile, et hop, premier tour bouclé. Je reste collé à la roue qui me précède sur la relance, et c’est reparti… pour un tour :-).
Mieux placé dans la côte je subis moins les à-coups des meilleurs, et aperçois (enfin) ce qui se passe devant. Cédric est dans les 15-20 premiers, à l’affût et un petit groupe a pris quelques secondes d’avance… Rien d’irrémédiable. L’allure reste soutenue jusqu’au sommet, on redescend à bloc. Paradoxalement c’est moins dangereux puisque tout le monde est en file indienne. A Cour-et-Buis je traîne un peu derrière, avant de me replacer pour la côte de Chalon. Cédric très actif tente une nouvelle fois sa chance au pied de la bosse, mais les autres veillent au grain et ce qui semble être la bonne échappée part sur le contre ! Plusieurs équipes sont représentées et le groupe prend une trentaine de secondes d’avance, restant en point de mire du peloton.
A la fin du deuxième tour je commence à avoir mal aux jambes, mais c’est pareil pour tout le monde et le peloton diminue petit à petit : dans le début du troisième et dernier tour nous ne sommes plus qu’une soixantaine dans le coup. Dernier passage à St-Sorlin, et certains s’agitent pour revenir sur les fuyards : sans succès. On discute un peu avec Cédric à l’arrière ; lui aussi n’y croit plus… Ils sont une vingtaine devant, y’a plus qu’à rallier la ligne sans chuter bêtement.
Nous attaquons la dernière difficulté avec les échappés en point de pire, et l’allure augmente progressivement jusqu’au sommet. Calé dans les 20-25 premiers je suis à fond, limite de décrocher mais tiens bon ; contre toute attente nous sommes en train de revenir sur l’échappée :-). Au sommet une cinquantaine de coureurs basculent dans la tortueuse descente sur Vienne : le sprint va être houleux. Sans prendre le moindre risque nous restons en retrait avec Cédric, et finissons tranquillement le mur d’arrivée où deux coureurs viennent de s’accrocher avec fracas.
C’est un peu l’embouteillage sur la ligne ; au-delà de la cinquantième place nous ne serons d’ailleurs pas classés… Quelques secondes plus tôt Clément Venturini l’emporte au sprint à plus de 40 km/h de moyenne. De mon côté j’ai trouvé ce que j’étais venu chercher : du rythme malgré des jambes fatiguées par une grosse semaine, et surtout pas de chute. Le contrat est donc rempli, avec des sensations un peu meilleures que l’an passé. Prochain rendez-vous à Cogolin dans deux semaines en cyclosport, pour la première manche du Grand Trophée ;-).
Résultats : Grand Prix de Vienne
Viens t’entrainer chez moi la pente est à 23%, en tout cas c’est bien ce que tu fais, accroches toi, c’est sûr que cette année tu vas faire un bon classement.
Salut Rodolphe,
La configuration de l’arrivée est qd même bien particulière sur cette course : descente technique, rétrécissement de chaussée … de bons ingrédients pour générer des accrochages … ca fait partie de la course mais c’est tout de même bien stressant !
Donc on va dire , ca c’est fait ! 🙂
Par rapport à l’année derniere, il y avait un vent de face plus important dans la cote Chabons, et les échappées perdaient beaucoup de terrain dans cette partie.
Coté système de mesure, c’est un Quarq que j’ai apercu sur ton pedalier ?
Salut,
C’est un Power2Max sur manivelles Sram S900 (le moins cher en fait)… j’ai vu que tu n’avais pas pris ton Powertap ?
Oui l’an passé ça montait beaucoup plus fort sur Chalon (près d’une minute d’écart par rapport à l’an dernier), vu qu’on avait du vent favorable cette fois-ci.
@ la prochaine 😉
J’avais mes vieilles roues d’entrainements Ksyrium Elite, le PT est presque de nouveau opérationnel 🙂
La roue arrière CCU est en réparation (un rayon fissuré) , bref … c’est la crise !
J’espère que tu pourras nous faire un bon retour d’experience sur ce systeme.
A la prochaine !