La météo n’est guère engageante en ce début de week-end du 14 juillet, malgré tout nous nous dirigeons avec Sébastien vers Hermillon, départ de la première étape de l’Arvan-Villards. Séduit par le concept de trois étapes mauriennaises (deux grimpées chronométrées + cyclosportive) avec classement général au temps, je suis très motivé sur la ligne de départ pour cet objectif de la saison. Une pluie fine accompagne le petit peloton pendant les quelques kilomètres neutralisés par LVO, le temps d’arriver à la première difficulté du jour, le col du Chaussy (14 km @ 7.4 %).
Dès le coup de sirène Cédric Paluello engage le combat, suivi de près par Stéphane Cognet et Yoann Sert. Ça monte vite, très vite et je suis le dernier à décrocher du trio de tête, tandis que la pluie s’intensifie. Au moins l’allure nous permet de garder le moteur au chaud. Brice, Kenny, Thibault Menut et David Varnier m’accompagnent dans le petit groupe de chasse, où chacun semble à la limite… Devant Yoann enfonce le clou ; dans le brouillard nous perdons définitivement le contact avec la tête, qui bascule avec 3′ d’avance au sommet. J’y prends quelques longueurs sans réellement le vouloir, histoire de fermer l’imperméable.
Étroite, détrempée et parfois boueuse la descente est particulièrement pénible et rendue interminable par le froid et l’humidité. David décroche : nous voilà quatre en chasse avant de reprendre la route du col de la Madeleine (15 km @ 7.8 %). Frigorifié Brice accélère immédiatement pour se réchauffer, Kenny suit avec un temps de retard tandis que je m’alimente devant Thibault. Nous sommes alors pointés à 5’40 » de la tête : au fil des minutes les articulations se réchauffent, et les jambes répondent à nouveau. Je reviens sur Kenny et on fait la jonction avec Brice, lâchant Thibault. Nous roulons ainsi à trois jusqu’à St-François-Longchamp, sous le déluge et dans le brouillard… Des conditions très différentes de mon dernier (et douloureux) passage en ces lieux, cinq ans plus tôt.
Les sensations sont bien meilleures, et Brice finit par craquer au train alors que l’allure ne faiblit plus. Les derniers kilomètres défilent au train avec Kenny : on gère chacun notre ascension au capteur de puissance, du coup la vitesse reste régulière. A la flamme rouge nous apercevons Stéphane, collé au bitume par des douleurs lombaires : sans se poser de questions on fait le forcing pour le rejoindre puis le dépasser à quelques hectomètres de la ligne. La dernière marche du podium se dispute au sprint : un peu court je prends la quatrième place et cède quelques secondes à Kenny, qui sera mon principal rival sur ce long week-end mauriennais.
Je remporte ainsi ma catégorie, et suis très rassuré sur mes sensations après une semaine tronquée côté vélo ; dans des conditions que je déteste. Le long retour sur Hermillon se fait chaudement habillé mais sous le déluge ; il est temps de laver le vélo, manger et récupérer pour le lendemain… Un autre gros morceau avec Télégraphe et Galibier au programme.
Résultat(s) : Arvan-Villards #1