Arvan-Villards #2

On prend presque les mêmes et on recommence sur cette deuxième étape de la trilogie mauriennaise, où le soleil décide enfin de se montrer. Ça tombe bien, nous grimpons aujourd’hui un géant des Alpes : le col du Galibier. Quelques degrés supplémentaires au sommet ne seront pas superflus. Pendant le long départ neutralisé jusqu’à St-Jean-de-Maurienne je veille à bien tourner les jambes, à la fois curieux et excité de voir comment les jambes vont répondre dès les premières pentes du Télégraphe. Les costauds d’hier sont là, l’ambiance est détendue juste avant d’attaquer la première difficulté après 40′ d’échauffement.

Arvan-VillardsÇa part encore plus fort qu’hier dans le col du Télégraphe (12.1 km @ 7 %), ce coup-ci je me fais violence pour tenir le rythme imprimé par Cédric et Yoann. Connaissant un peu les lieux je sais qu’à 350-400 W ça va bien finir par se relever un peu, nous nous retrouvons rapidement à cinq avec Cédric, Yoann, Franck et Kenny. Cédric lâche prise un peu plus loin, tandis que Yoann accélère régulièrement pour nous faire craquer, dans un style peu académique mais efficace. Franck décroche à son tour et je me fais la peau pour tenir jusqu’au sommet franchi en 37′ (record personnel explosé).

A peine le temps d’avaler un gel que Yoann relance l’allure en descendant sur Valloire, jusqu’ici ça va mais je crains les deux/trois côtes à la sortie de la ville… Là où je craque en général. Ce coup-ci je serre les dents, bien décidé à tenir au moins jusqu’à Plan-Lachat : mes deux compères se relaient pour creuser l’écart avec nos poursuivants. Le vent est légèrement favorable et la température idéale pour monter : je passe un relais dans un replat pour montrer ma bonne volonté, avant de me recaler dans les roues dans la longue approche vers Plan-Lachat.

Arvan-VillardsLa dizaine de kilomètres ne défile pas bien vite, mais beaucoup plus qu’à la Serre-Che deux semaines plus tôt avec des sensations encore étonnamment bonnes… Malgré une grosse bataille dans le Télégraphe. Derrière Franck navigue à 1′ environ, Cédric et les autres sont beaucoup plus loin. Dès le premier virage après Plan-Lachat Yoann fait la différence et s’envole inexorablement ; je suis le premier à décrocher, mais reviens petit à petit sur Kenny pour un nouveau mano a mano. La priorité est de creuser l’écart au général, aussi nous nous relayons pour garder une allure correcte aux Granges.

Les trois derniers kilomètres sont toujours aussi raides ; aucun de nous ne fait la différence et un sprint pour la deuxième place est de plus en plus probable au sommet. L’allure s’accélère à la flamme rouge et je m’incline encore au sprint face au jeune Hollandais, sans lui céder de terrain toutefois. A nouveau sur un podium scratch la performance est excellente : les écarts sont importants et je rentre dans le podium provisoire avant l’étape décisive du lundi.

Malheureusement la belle aventure s’arrête là, la faute à une petite gastro (plus probablement une indigestion) pendant la nuit qui m’a bien vidé de mes forces. Le lendemain Kenny réalise une performance de haute volée, ne s’inclinant qu’au sprint face au vainqueur Nicolas Ougier : il a largement mérité sa victoire au classement général, même si j’aurais aimé batailler jusqu’au bout avec lui 🙂

Résultat(s) : Arvan-Villards #2

2 réflexions sur « Arvan-Villards #2 »

  1. Dommage d’avoir été malade mais deux belles étapes tout de même ! Ca augurait du bon pour le final.
    C’est ta première épreuve à étapes ? Ça doit être sympa de se prendre au jeu du classement général.

  2. Oui frustrant… Mais j’ai appris pour l’avenir (où je maîtriserai mieux l’alimentation après-course). Prochain enchaînement grimpée+cyclo sur deux jours à Risoul dans 10j, puis aux Deux-Alpes fin août.
    Et dans un an en Maurienne bien sûr !

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