Le réveil est matinal pour arriver à l’heure en Bourgogne, mais ça vaut le coup : si les routes sont encore mouillées du déluge de la veille, le soleil fait progressivement son apparition sur la ligne de départ… à la grande satisfaction des quelques centaines d’engagés sur les différents parcours proposés. Après une expérience difficile l’an passé, j’aborde avec appréhension un grand parcours (170 km – 3100 m) truffé de petits cols et côtes, jamais plat et très tourmenté. Mais rassuré par mes sensations depuis le Bugey je viens pour faire la course et non la subir.
La douceur est de mise au coup de sifflet, ça démarre calmement et permet de monter progressivement en température. Dès les premières difficultés les jambes répondent vite et bien, je me teste sur les quelques accélérations du peloton. Le groupe s’écrème par l’arrière ; nous sommes encore une bonne trentaine à l’approche de la première difficulté : le col de la Croix-Montmain. William imprime un gros tempo tandis que Frédéric, les deux David, Nicolas et Jean-Luc (entre autres) s’accrochent. Ça roule fort mais je ne suis pas à bloc ; malgré les descentes encore humides en forêt je suis relativement à l’aise.
Un peu plus loin Frédéric tente d’anticiper la prochaine ascension et profite d’un replat pour sortir. Personne ne prend réellement la chasse en main, nous le perdons de vue et sur un relais un peu appuyé je creuse un petit écart. Pas de réaction derrière : je force l’allure pour revenir sur Frédéric, que j’aperçois à nouveau au pied du col des Quatre Vents. La jonction est faite au sommet, les autres ne sont pas loin derrière (30″ tout au plus) mais on tente le coup… On ne sait jamais.
Notre escapade va durer une quinzaine de kilomètres, jusqu’au col des Chèvres où Frédéric lâche prise. Derrière ça s’active et je vois revenir les deux David (De Vecchi et Polveroni) accompagnés de Michiel (vainqueur de la Vélostar la veille) qui ont creusé un petit écart. A la bascule je m’accroche et participe à cette échappée qui a belle allure, mais ça finit -encore- par revenir. Suit un long passage de quelques dizaines de kilomètres, à quinze devant sans que ça ne roule vraiment : chacun a peur de s’exposer si loin de l’arrivée.
Invité de marque, Clément Lhotellerie nous tire un long bout droit de 20 km via le col de Beaufer jusqu’à Fleurville, où le cap des 100 km est franchi. Cela permet de récupérer un peu dans les roues, avant l’explication qui ne devrait plus tarder… Dans la côte de Burgy je hausse à nouveau le ton, histoire de réduire un peu le groupe ; mais ça revient à nouveau dans la descente. Il reste le col de la Pistole pour tenter quelque chose, et David P. ne manque pas l’occasion : il parvient à sortir au prix d’une belle attaque que seuls David V acheter cialis en france. et Michiel parviennent à suivre.
Nicolas tente d’y aller à son tour mais plafonne à quelques secondes ; je n’ai plus la force d’y aller non plus. Tous les poursuivants sont un peu à bloc, les relais tardent à s’organiser et malgré un gros travail de Jean-Luc, Nicolas, Pierre ou William l’écart grandit inexorablement. 1’30 », puis plus de deux minutes une dizaine de kilomètres plus loin : les trois plus forts sont sortis, même loin de l’arrivée (60 km) nous ne les reverrons plus. Reste à rentrer en bon état, avec ce groupe en anticipant si possible un sprint où je n’aurai aucune chance face aux coursiers présents.
La fatigue et une relative lassitude s’installent au fil des kilomètres : heureusement il me reste suffisamment de jus pour passer mes relais au plat, et tenir la cadence dans les ascensions. Deux-trois adversaires finissent par lâcher prise, nous laissant à dix derrière le trio de tête. Une quatrième place est encore en jeu et le groupe est homogène, ce qui promet une belle bataille dans le final.
William allume la première mèche à 15 km du but dans la remontée vers Vergisson. Je n’en mène pas large et m’accroche à ceux qui reviennent : dès lors les attaques vont se succéder, chacun tente sa chance… et personne ne profite de la vue sur la Roche de Solutré 😉 . Pierre est à deux doigts de faire le break au km 160, mais il se fait rejoindre et contré par Jari qui possède encore une petite avance à 5 km de l’arrivée.
Petite surprise avec une dernière côte à franchir (contrairement à l’an passé) avant de plonger sur l’arrivée. J’y jette mes dernières forces pour rester avec le groupe, mais dois m’avouer vaincu à la flamme rouge sur une relance anodine : le réservoir est vide. Je chipe la douzième place à Jean-Luc, victime d’un saut de chaîne pendant le sprint et contraint de terminer à pied, tandis que Jari règle notre petit groupe pour la quatrième place. Trois minutes plus tôt David De Vecchi l’emporte au sprint devant Michiel Minnaert et David Polveroni, pour un beau podium sous le soleil bourguignon.
Encore une fois les sensations étaient très bonnes ce matin (peut-être meilleures que dans le Bugey une semaine plus tôt). En contrepartie j’ai été trop actif en première moitié de course, ratant le bon coup dans le deuxième acte et finissant sur les rotules. Rien d’inquiétant cela dit, surtout sur un type de parcours qui ne me convient pas forcément. Bientôt les pourcentages vont augmenter, les cols s’allonger et je serai dans mon élément… A bientôt 🙂 !
Résultat(s) : Bourgogne Cyclo – grand parcours
Bravo rodolphe. Essai-erreur! C’est aussi grâce à ça que l’on progresse. A la prochaine.
Carrément ! et c’est nettement plus plaisant que de s’accrocher aux branches comme l’an passé 🙂