Grimpée du Ventoux

Après une chaude nuit partiellement réparatrice, je me présente une dernière fois sur les pentes du Mont Chauve pour y disputer la grimpée. L’atmosphère est toujours aussi ensoleillée malgré l’orage de la nuit ; je ne me fais guère d’illusions face aux spécialistes de la discipline… mais il y a un classement général à aller chercher, donc on va faire ce qu’il faut pour. L’échauffement sert surtout à évacuer les toxines de la veille et tourner un peu les jambes. Ce n’est pas la grande forme évidemment, mais ça devrait suffire à tenir une bonne heure de grimpée correctement gérée.

Grimpée du VentouxDemi-tour, et je prends place parmi la centaine d’engagés pour un départ imminent. Plus qu’imminent d’ailleurs, car donné avec quelques minutes d’avance il surprend certains retardataires ; tout rentre dans l’ordre après quelques hectomètres. L’inévitable homme aux sandales Christoph Fuhrbach imprime d’entrée un tempo très élevé : avant même les pentes les plus rudes tout le monde est à bloc… Du coup pas d’attaques, et à St-Estève ce qui reste du peloton explose en moins d’un kilomètre. Je me retrouve bientôt dans un groupe de chasse parmi les dix premiers, gérant comme je peux la première moitié en forêt.

Devant Christoph s’envole, suivi de près par Kenny, Nicolas, Romain et d’autres concurrents téméraires. Derrière nous sommes trois à chasser avec Antoine et Norbert, puis quatre avec un coureur décroché de l’avant. Devant Romain est à moins d’une minute, mais il est difficile de hausser le rythme sans se mettre dans le rouge. A l’approche du Chalet-Reynard Antoine semble le plus fringant, et assure la majeure partie du travail. L’heure de course approche et je pioche de plus en plus, mais m’accroche motivé par un possible record personnel, vu les bons temps de passage.

Malheureusement je ne tiens pas beaucoup longtemps que Norbert ; sur une énième relance à 2 km du but Antoine s’envole définitivement vers la cinquième place, pas loin du quatrième. De mon côté c’est de plus en plus dur : au col des Tempêtes la sixième place est sécurisée mais je coupe la ligne en 1h13′, échouant à une minute de mon record. Quelques (longs) instants plus tôt le pasteur allemand a dominé les débats, s’imposant en moins d’1h08′. Kenny reste son plus proche challenger en 1h10′, suivi de près par Nicolas, Romain et Antoine.

Après ce très beau week-end je remporte le Trophée de Provence (premier objectif de la saison) ; un Kenny en grande forme confirme que la bataille sera rude dans un mois sur les trois jours de l’Arvan-Villards… A moi d’être à la hauteur pour enrayer la mécanique hollandaise en Maurienne 🙂 En attendant place à un peu de repos avant la prochaine levée du Grand Trophée : les Trois Ballons qui promettent d’être longs et difficiles sous une météo incertaine.

Résultat(s) : Grimpée du Ventoux / Trophée de Provence

4 réflexions sur « Grimpée du Ventoux »

  1. Bravo Rodolphe! Chapeau pour ces deux jours ! Au plaisir !

  2. Bravo Rodolphe pour cette double belle performance. Dis-moi, je n’arrive pas à voir sur les photos. Les sandales de Christoph Fuhrbach sont-elles un modèle pour le vélo avec des cales et une semelle rigide et un poids réduit (ça existe) ou un modèle de ville. Le gars est à l’évidence un phénomène, mais s’il fait ça avec de telles chaussures (2ème cas), alors… Et, quid du reste de son équipement? Je sais d’après Norbert qui t’a côtoyé durant la course (un autre phénomène) que le gars s’entraine et bien. Bien équipé, le penses-tu très au-dessus de Michaël Gallego?

  3. Merci Patrick, j’espère que de ton côté tu as récupéré de ton accident… et que tu fais à nouveau de longues heures de selle 🙂
    Je pense que les fameuses sandales sont un peu améliorées ; il me semble avoir aperçu des pédales automatiques (type SPD) sur son vélo, mais pas sûr.
    Dans tous les cas vu le passé du garçon (quelques marathons voire ultra-marathon en course à pied, VTT…) c’est un sacré moteur. Voilà un peu de lecture dans la langue de Goethe :
    http://de.wikipedia.org/wiki/Christoph_Fuhrbach
    http://www.voll-das-leben.net/index.php/vita

    Je pense qu’en top condition et à équipement équivalent il serait au niveau de Micka, qui reste un ultra-spécialiste de ce type d’effort. Dommage de ne pas avoir eu ces deux-là face à face samedi, y’aurait eu match 😉
    Norbert m’a également impressionné : il nous a bien tenu tête pendant quasiment une heure, avant de baisser pavillon à quelques kilomètres du sommet… je signe de suite pour grimper aussi bien à son âge !

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