De retour des Hautes-Alpes où les heures de selles furent nombreuses, la traditionnelle grimpée de l’Alpe-d’Huez (chaque mercredi matin en juillet/août) est l’occasion idéale de tester la condition du moment. Il fait déjà chaud à l’heure du départ, mais rien à voir avec la canicule du mois dernier : les conditions sont idéales. Parmi la cinquantaine d’engagés je retrouve Sébastien, Stéphane et Serge : voilà qui promet une belle empoignade dès les premières rampes sous La Garde.
Je laisse un maximum d’affaires superflues dans la voiture ouvreuse, pour faire le meilleur temps possible. Après deux kilomètres neutralisés la meute est lâchée au pied des 21 virages ; elle ne tarde pas à se disperser. Les sensations sont bonnes, j’imprime un rythme proche de ma PMA ce qui nous isole rapidement à trois en tête : Serge, Stéphane et moi. En bon connaisseur des lieux Sébastien gère l’écart, et finit par faire la jonction après 5 km d’ascension tandis que Stéphane décroche progressivement.
L’objectif chrono en tête j’assure ma part de travail, parfois relayé par Sébastien ou Serge. Ce dernier place quelques accélérations auxquelles je réponds sans trop de mal, alors que Sébastien reste à son rythme pour revenir ensuite… L’écart avec nos poursuivants enfle : à Huez le podium est quasiment joué, reste à savoir dans quel ordre. Sébastien est le premier en difficulté : j’appuie une accélération de Serge et l’écart se creuse virage après virage.
Les dix dernières minutes de course sont plus difficiles : au virage 4 je pioche un peu, au coude à coude avec Serge mais ça tient. Sébastien est à une quinzaine de secondes derrière et je pense -à tort- que ça va se jouer entre le vétéran de Théus et moi. Je connais la dernière ligne droite par cœur, et abats ma dernière carte : une longue accélération à PMA à la flamme rouge.
Je ne peux pas en mettre plus, Serge s’accroche une dizaine de secondes avant de craquer d’un coup : je pense avoir fait le plus dur, et relâche la pression en gérant l’écart avec lui jusqu’à la ligne. Sauf que Sébastien se fait un sprint d’un kilomètre, dépasse Serge et revient sur moi en trombe ! Averti par le speaker à 200 m de la ligne je sprinte à mon tour et remporte la victoire in extremis pour 10 cm, en 43′ pile 🙂 Pas le temps de fermer le maillot, ni de lever les bras !
Serge complète le podium, suivi de Stéphane : voilà qui est rassurant sur ma condition du moment, même s’il manque encore quelques watts par rapport à ma montée de Prapoutel en 2014. Les vacances se poursuivent sur le vélo : prochain rendez-vous au Critérium du Ballon d’Alsace pour conserver mon titre (si la météo est de la partie), et le lendemain à la Madeleine pour un enchaînement au cordeau. A bientôt !
Résultat(s) : Grimpée de l’Alpe-d’Huez
Félicitations.
Les quelques watts d’écart avec Prapoutel 2014 ne seraient-ils pas liés à une différence de poids ?
Très bonne remarque : ~61 kg à Prapoutel en septembre dernier, ~62 kg dans l’Alpe il y a deux jours… même vélo, même bidon à moitié plein, même habillement.
Mais 10°C de moins à Prapoutel pour des conditions vraiment optimales (couvert et frais) et une grimpée gérée parfaitement en negative split avec beaucoup de fraîcheur physique.
Sachant qu’on avait vraiment cravaché jusqu’au bout derrière Gallego, alors que dans l’Alpe je suis parti fort dès le pied (CP20 @ 330 W) et j’ai un poil relâché après Huez quand j’ai su que ça se jouerait avec Serge (et Sébastien donc 🙂 ). Enfin le capteur n’est pas le même : P2M en 2014 vs SRM en 2015.
PS : avec 2 kg de moins je tape les 42′ ^^
Ah les watts/kg! Nous voilà en plein tour de france:-)))))). Belle perf et belle course.