Grimpée de Prapoutel

La pluie et les cimes brumeuses au-dessus de Froges n’arrêtent pas la cinquantaine de participants à la grimpée de Prapoutel. Moi non plus, remonté comme une pendule ce matin (à défaut d’avoir allumé le réveil, j’en suis quitte pour une bonne montée d’adrénaline au lever). L’échauffement sur rouleaux est réduit à une petite demie-heure, juste de quoi mettre en route la machine cinq minutes avant le départ. J’y retrouve tous les spécialistes pour une belle bataille quasiment au sec, puisque la pluie a cessé et la température reste agréable.

Grimpée de PrapoutelTous les regards sont tournés vers le favori Mickaël, qui mène la meute mais ne s’envole pas immédiatement. Au contraire de Christophe, qui en bon coursier rompu aux joutes de deuxième catégorie FFC part d’entrée. Après quelques hectomètres Mickaël passe la seconde pour reprendre le fuyard, personne ne cherche à le suivre. Les deux hommes creusent l’écart et je laisse Jérôme imprimer un gros tempo, parfaitement calé dans sa roue. A 340-350 W c’est amplement suffisant pour écrémer le groupe de poursuivants, je me contente de relancer quand l’allure faiblit pour continuer le travail de sape.

Devant Christophe lâche prise, laissant Mickaël seul à la chasse du record de la grimpée : nous le reprenons à l’approche du col des Ayes, profitant du léger replat il s’accroche et récupère un peu dans les roues. Jérémy et Serge m’aident désormais pour maintenir l’allure, malgré quelques accélérations du vétéran gapençais cela ne suffit pas à décrocher nos adversaires… qui reviennent à chaque fois au train. Seul Nicolas fait les frais de ces changements de rythme à 5 km de la ligne. J’en remets une couche sous le col, mais l’écart n’est pas suffisant ; après 30′ de course je n’ai pas les jambes pour tenir davantage cette cadence.

Grimpée de PrapoutelCela a le mérite de désigner les hommes forts : Jérémy et Serge semblent les plus à l’aise. La pente plus légère des derniers kilomètres ne permet plus de faire la différence : nous arrivons à sept pour la deuxième place à la flamme rouge. Peu confiant au sprint je place à nouveau une (dernière) accélération, qui met en difficulté Alexandre et Jérôme mais les autres s’accrochent… Un bref replat permet de remettre le gros plateau, avant les derniers 400 m à 10 %. Déboulant à ma droite Christophe lance un long sprint dans le mur final, Jérémy part à sa poursuite mais plafonne.

Avec Serge dans ma roue je tente de le dépasser mais coince aux 200 m. Il n’en faut pas plus au grimpeur de Théus pour déboîter et monter sur la troisième marche du podium : quasiment à l’arrêt je laisse filer Jérémy et sauve in-extremis le top 5 face à Anthony. Je rate le podium de peu mais les sensations sont encore très bonnes ce matin : temps légèrement supérieur à 2014 (45’20 » contre 45′) mais puissance en hausse avec un CP20 en début de course, preuve que j’étais plus abrité en 2014, pour faire un meilleur sprint à l’arrivée 🙂

Mickaël l’emporte avec plus de 2′ d’avance, abaissant au passage le record de la grimpée à 42’44 ». On va tâcher de se reposer pour une revanche au Granier dimanche prochain, mais avant il y aura la Forestière, pour un nouvel affrontement sur les routes jurassiennes…

Résultat(s) : Grimpée de Prapoutel

2 réflexions sur « Grimpée de Prapoutel »

  1. Difficile à dire : Jérémy et Serge étaient costauds et ont bien relayé devant, ç’aurait été serré de toute manière.
    Il ne manquait pas grand chose pour faire exploser le groupe, mais ça manquait de jus pour maintenir l’allure… Je savais que Christophe (deuxième) allait nous poser des problèmes à l’arrivée, mais il s’est accroché comme un beau diable et a joué sa carte : bravo à lui 🙂
    Dimanche prochain au Granier ce sera beaucoup moins tactique, c’est sûr !

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