Une bonne douche, du repos, un nettoyage du vélo et on remet le couvert à Chapareillan pour la grimpée du Granier. Comme d’habitude les spécialistes sont là et l’atmosphère est idéale pour un effort de ce type : fraîcheur et soleil sont au rendez-vous. L’échauffement se fait idéalement à côté d’un ruisseau, sans surprise les jambes sont lourdes après les efforts de la veille. A 10′ du départ fictif il est temps de s’habiller et laisser des affaires de rechange à Katy, car au sommet il ne doit pas faire chaud après les pluies de la nuit.
Le départ réel est donné à l’église, les premières pentes « modérées » (7 % tout de même) éparpillent les 70 concurrents en quelques minutes. Bloqué autour de 350-400 W je ne peux suivre Nicolas qui recolle au groupe de chasse. Mickaël caracole déjà en tête, à la poursuite du record de la montée. Pour moi la stratégie est simple : gérer l’ascension au capteur de puissance (idéalement autour de 330-340 W), attendre patiemment que ça plafonne devant… et passer sous les 35′ pour améliorer ma marque de l’an passé.
Après deux kilomètres l’écart se stabilise et je commence à reprendre des concurrents : Michel s’accroche à ma roue tandis que je dépasse des coureurs d’Echirolles et du GMC 38. Après 1/4 h d’effort je me retrouve seul dans le replat : vu la pente moyenne du jour ce n’est pas très pénalisant, au moins je peux gérer mon effort à souhait. Tantôt en souplesse, tantôt en force je reprends Ludovic puis Mickaël à mi-course, qui s’accrochent dans un passage un peu plus facile. Sur une relance énergique ils lâchent prise, et j’ai bientôt un duo avec Thibaut en point de mire.
A 14-15 km/h ça fait une bonne trentaine de secondes à combler, ce que je m’attache à faire mètre après mètre en flirtant avec la zone rouge. La jonction faite j’aperçois Nicolas un peu plus haut, et relâche quelques instants mon effort pour récupérer avant le final. Nicolas rejoint, j’accélère de nouveau à 2 km de la ligne et creuse un léger écart pour éviter tout sprint avant l’arrivée. Si Thibault et Morgan ne reviennent pas, Nicolas reste menaçant à la flamme rouge et je finis quasiment à bloc pour conserver une poignée de secondes sur le président de Macot-La Plagne 🙂
35’10 » : c’est au-delà de l’objectif fixé, mais 30″ de mieux que l’an passé. Les sensations n’étaient pas meilleures ce matin, en revanche j’ai mieux fini l’ascension, sans m’affoler au départ quand le top 20 est parti sans moi. Mickaël Gallego l’emporte largement devant l’inoxydable Serge Garnier, Eric David et Fabrice Peyronnet complètent un top 5 de purs grimpeurs. Avec davantage de fraîcheur j’aurais pu en faire partie, mais avec des si… Rendez-vous à Murianette puis en Maurienne le week-end prochain, qui fera la part belle aux grimpées 😉
Résultat(s) : Grimpée du Granier
Très bon résultat ! Surtout pour un lendemain de cyclo 😉
Oui très satisfaisant : 10-15 watts perdus par rapport à mon CP30 saisonnier, difficile de faire mieux avec la fatigue de la veille.
Belle performance et pti résumé agréable à lire !
Bel enchaînement sur le week-end! C’est quoi la grimpée en Maurienne?