Bourgogne Cyclo

Après les bonnes sensations du jeudi dans les Monts du Lyonnais, la fatigue fut bien présente tout le vendredi… Ce matin je ne sais pas trop à quoi m’attendre en Bourgogne, sur un tracé sans répit au milieu des vignes. La météo est optimale : déjà 15°C au départ, soleil et un léger vent pour rafraîchir les 500 concurrents répartis entre les deux parcours. Je reconnais plusieurs des protagonistes du jeudi précédent, dont David De Vecchi et Polveroni, Nicolas Ougier ou William Turnes.

Bourgogne CycloLe départ est calme et des coureurs tentent de prendre du champ avant les premières véritables difficultés. Sur des routes vallonnées le peloton les garde à portée de tir, sachant qu’il reste beaucoup à faire. Fabien Muzette et Jean-Luc Chavanon tentent également d’anticiper, mais après une dizaine de kilomètres de chasse nous finissons par revenir. Les jambes tardent à se débloquer la première heure, même si David et William secouent parfois le cocotier sur quelques petites côtes, Michiel Minnaert n’étant jamais très loin…

Seul Fabien reste en tête avec une petite avance au pied du col des Chèvres, qui force la décision au premier tiers de course. Deux kilomètres et quelques minutes suffisent à Michiel et David pour faire enfin exploser le paquet, ce qui achève mon long « déblocage » 🙂 A la rupture je m’accroche aux roues de William, Nicolas, Jean-Luc et Gilles Martinet ; après d’interminables instants à PMA nous basculons avec les meilleurs, nantis d’une vingtaine de secondes d’avance sur un peloton aux abois.

Bourgogne CycloLa différence est faite et ça relance fort dans la descente : nous voilà neuf en tête, il n’y a plus qu’à rouler pour creuser l’écart. Entre habitués ça tourne bien, nous nous mettons rapidement hors de portée du peloton bien qu’il reste près de 100 km à parcourir… Le col de Brançion est franchi à un train soutenu, sans attaque toutefois. Certains trouvent que le groupe est encore trop fourni ; après un bon tempo de Fabien, Michiel place une grosse attaque dans le col de la Pistole.

Les deux David réagissent immédiatement, flanqués de William. Derrière je suis un peu juste et laisse Nicolas assurer la poursuite, Jean-Luc et Gilles faisant de même. Fabien craque, nous laissant à quatre contre quatre. L’écart stagne à 15″ au sommet, à 90 km de l’arrivée j’hésite à faire un violent effort pour rentrer, au risque de perdre totalement pied dans la seconde moitié de course. Je joue donc la prudence, d’autant que mon équipier David est à l’avant. Avec un gros travail de Jean-Luc et Nicolas dans la descente l’écart se réduit ; nous nous rapprochons à moins de 100 m au pied du col des Quatre Vents.

Bourgogne CycloC’est le moment que choisit Michiel pour remettre un coup de collier, l’écart dépasse brusquement les 30″ et nous ne voyons plus les hommes de tête sur des routes particulièrement sinueuses. Le break semble fait à mi-course, maintenant il reste à collaborer pour éviter tout retour de l’arrière. Ça tombe bien, nous sommes entre gentlemen et chacun assure sa part de travail en fonction de l’énergie qu’il lui reste 😉

Le col de la Croix de Montmain est gravi à bonne allure, sans excès pour garder tout le monde à bord. Dans ces courtes ascensions je n’hésite pas à tourner les jambes sur le petit plateau, afin d’économiser au maximum la musculature pour la suite. Malgré le terrain accidenté les relais tournent bien, à peine perturbés lorsque nous devons nous faufiler entre les voitures de collection d’un rallye historique du côté de la Roche de Solutré. Bien renseignés par Katy nous savons que l’écart approche les 2′ désormais.

Schéma similaire dans le col de la Grange du Bois où Gilles montre quelques signes de fatigue. Il saute logiquement quelques relais en montée, mais continuera de passer jusqu’au bout en plaine. Après 110 km de course j’en ai aussi plein les soquettes, mais reste suffisamment lucide pour boire et manger régulièrement, sachant qu’avec le vent légèrement contraire il n’y aura pas d’attaque avant le sprint final. Cela facilite la tâche et permet d’adopter une allure de croisière en fonction du terrain, sans se mettre dans le rouge.

Bourgogne CycloA Prissé nous avons 3′ de retard, il reste une trentaine de kilomètres à couvrir soit moins d’une heure de course en principe. Ils défilent assez rapidement sur des routes qui s’élargissent : la dernière difficulté entre Péronne et Burgy ne change rien, nous sprinterons à quatre pour la cinquième place. Ou plutôt trois, puisque Gilles s’accroche avec des crampes naissantes. Un faux-plat montant nous amène dans Viré, pour redescendre sur 500 m jusqu’à la ligne : Nicolas prend la cinquième place au sprint devant Jean-Luc sixième, moi septième et Gilles huitième.

Un excellent résultat puisque je remporte la catégorie 30-39 ans et marque de gros points pour le Grand Trophée, au terme d’une course dont le déroulement m’a ravi. Rouler sans arrière-pensée à quatre pendant 90 km est l’un des meilleurs aspects du cyclosport, surtout quand la partie de manivelles se déroule entre amis 🙂 Quelques minutes plus tôt le local David De Vecchi l’emporte devant William Turnes et David Polveroni au sprint ; Michiel Minnaert aura tenté sa chance en solitaire, pour se faire rejoindre à quelques hectomètres de l’arrivée.

Résultat(s) : Bourgogne Cyclo – grand parcours

2 réflexions sur « Bourgogne Cyclo »

  1. Bonjour Rodolphe,

    Continu tu à utiliser des one pro tubeless 25 en course ?
    Je t’ai crié mes encouragements dans la granfondo de st tropez, dans la montée à + de 20% dans laquelle tu étais aux avant poste !

    Ne réponds que si tu trouves un moment de dispo …

    Amicalement
    michel

  2. Bonjour Michel,

    En effet, je me souviens de Barral 😉
    J’ai « fini » mes Pro tubeless cet hiver, depuis le début de saison je roule avec des Conti GP4000S2 avec chambres, en section 25.
    Sur jante large ça taille gros, c’est moins confortable que du tubeless… mais j’attends une paire de Pro One en 23, que je monterai en tubeless dès réception 🙂

    @+

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