Même si quelques nuages entourent encore le Mont Ventoux ce matin, la météo promet d’être idéale pour une ascension chronométrée avec très peu de vent. Environ 80 coureurs sont présents sur la ligne de départ à Bédoin, avec plusieurs héros de la veille. De mon côté les gros efforts fournis hier pèsent dans les jambes dès l’échauffement ; il faudra se faire violence du côté de St-Estève quand les favoris vont en découdre…
Le départ est donné sous un chaud soleil, et je veille à m’abriter dans les roues pendant quelques kilomètres tout en restant attentif à ce qui se passe devant. Les jambes dures je suis déjà en mode gestion au premier virage de St-Estève, lorsque l’allure s’emballe. La vitesse est plus élevée que pendant la course, je me cale autour de 300 W et laisse partir une dizaine de coureurs. De loin je vois Jürgen qui mène la danse ; Kenny perd quelques longueurs, Fabien et Nicolas s’accrochent.
Quelques coureurs dont Antoine et Fabrice prennent ma roue : j’impose un train soutenu qui me convient bien, attendant la sortie de la forêt pour accélérer… si j’en ai encore la force. Les kilomètres suivants se passent de la même manière ; nous reprenons au passage quelques lâchés de la tête de course, ce qui nous place dans le top 10. A l’approche du Chalet-Reynard j’imprime quelques changements de rythme à mes adversaires, qui finissent par décrocher : me voilà seul à la poursuite de Fabien et Nicolas, avec environ 30″ de retard.
Le replat permet de souffler un peu et absorber un gel pour la partie finale cialis tadalafil 20 mg. Une légère brise se lève en même temps que le sommet se couvre : après avoir bien transpiré dans les bois il fait nettement moins chaud 😛 Les écarts se figent et je plafonne, alors que Peter revient fort de l’arrière sur un rythme de métronome. J’en garde un peu et me cale dans sa roue, alternant danseuse et pédalage assis en souplesse.
Les jambes brûlent, le top 5 est à plus d’une minute : nous ne reviendrons plus. A quatre kilomètres du but je m’attache à tenir le plus longtemps possible dans le sillage du Belge : mon record personnel ne tombera pas aujourd’hui, mais peu importe… Au col des Tempêtes je craque et laisse filer mon adversaire mètre après mètre, maintenant un maigre écart avec Antoine jusqu’à la ligne. Huitième en 1h13′ : pas mirobolant, mais je ne pouvais pas appuyer plus fort aujourd’hui avec une ascension bien gérée.
Jürgen et Kenny ont mieux récupéré ; ils parviennent à monter sur le podium, seulement battus par Simon Négrignat (qui n’a pas couru la veille). Fabien et Nicolas se classent respectivement cinquième et sixième ; je leur cède chacun 1′ et 1’30 » environ. Place maintenant à la récupération avant la plus longue épreuve de la saison, aux Trois Ballons dans les Vosges… espérant que le soleil soit à nouveau de la partie 🙂
Résultat(s) : Grimpée du Ventoux
Bonjour Rodolphe,
Un grand merci pour ton blog et plus particulièrement pour cette montée du ventoux, avec ton chrono que je trouve formidable
Pour moi qui suis technicien, je suis malgré tout frustré de ne pas avoir d’info technique sur ton ascension, les coureurs dont tu parles m’étant inconnus cela ne présente pas d’intérêt pour moi de savoir où ils sont placés.
Probablement que je me trompe sur l’objectif de ta communication qui ne s’adresse peut être qu’a un groupe d’amis où de personnes qui se connaissent ?
Peut être aussi que la technique ce n’est pas ton truc et que tu te concentre sur autre chose
Dans tous les cas c’est intéressant de lire « ce compte rendu » mais selon l’objectif auquel il veut répondre je crois qu’il pourrait évoluer vers plus de détails techniques ou de description de tes ressentis bien avant et bien après la course
Ne tiens pas compte de ce que j’écris si ton but est tout autre, c’est déjà très sympa que tu passes du temps à écrire ce blog
michel
Bonjour Michel,
Au niveau technique il n’y a pas grand chose à dire en fait : le braquet évolue entre 36*25/28 dans la partie dure (la forêt après St-Estève) et 36*21/19 quand il fallait relancer au Chalet-Reynard. Plutôt véloce, la cadence tourne autour de 80 tpm, un peu moins en danseuse ou sur les attaques ; quant à la fréquence cardiaque et puissance tu trouveras le détail sur le tracé Strava (valeurs plutôt régulières, vu que j’ai essayé de monter au train).
Côté ressenti : fatigué avant, pendant et après la grimpée après la cyclo de la veille… je suis monté avec les moyens du bord, sans pouvoir répondre aux changements de rythme des coureurs qui n’avaient pas couru la veille. Ayant un peu négligé la récupération le samedi (pas de décontraction après course, douche/repas/collation tardifs, légère déshydratation et pas suffisamment de sommeil) les sensations sont forcément moins bonnes que l’an passé avec un enchaînement similaire.
Enfin côté matériel toujours pareil (ou presque) : KTM Revelator en Dura-Ace 9000, roues alu Ryde Sprint à pneus, capteur SRM… rien d’exotique pour un poids machine autour de 6,8 kg (60 kg pour le cycliste ce week-end 😉 ).
merci Rodolphe tu es vraiment sympa de répondre à un casse pied de mon genre.
je te souhaite le meilleur pour la suite de ta saison vélo et pour ta vie en général
michel