Croix de Carlé

Ce matin une grande première, puisque je participe à ma première randonnée sur plusieurs jours, avec mon père et quelques amis. Quasiment chaque année ils partent faire plusieurs randonnées consécutives dans un massif différent ; cette année mon oncle nous emmène dans la vallée de la Tinée, encore bien enneigée en ce premier jour de printemps. Ce sera aussi l’occasion d’essayer mon nouveau matériel de randonnée, avec des chaussures de randonnées adéquates (et non de piste).

Aujourd’hui nous commençons par la Croix de Carlé, culminant à 2570 m, depuis St-Dalmas-le-Selvage, pour un dénivelé total de 1070 m (voir le topo). Après une courte marche sur la route menant au col de Bonnette-Restefond, nous chaussons les skis. Les premiers lacets pas très pentus permettent de se mettre facilement dans l’allure malgré une température plutôt basse (-8°C à 7h15). Peu à peu les premiers rayons de soleil atteignent la blancheur des sommets alentour, tandis que nous commençons à monter au milieu des mélèzes. Le vent est nul et le ciel est d’un bleu immaculé ; les conditions sont idéales, et l’effort de la montée suffisant pour nous réchauffer.

Croix de CarléLa première moitié de l’ascension est régulière, et la neige plutôt bonne, bien que changeante (parfois gelée, parfois poudreuse). Nous sortons progressivement de la forêt et la majorité du groupe met les couteaux en prévision des nombreuses traversées en devers jusqu’au sommet. Passé 2100 m, la démarche fluide du début de matinée devient plus heurtée, au fur et à mesure que la pente se raidit…

Le sommet est maintenant en vue, mais la progression n’est pas facilitée avec les congères façonnées par le vent de ces derniers jours. Arrivés en haut il est temps d’enfiler la veste, car le vent s’est levé ; ce serait dommage d’attraper froid le premier jour. Nous rangeons rapidement le matériel, et nous engageons la descente, qui débute droit à travers les rochers, dans une autre vallée. La neige est plutôt imprévisible, et pas mal de plaques gênent la progression du groupe ; les rares passages poudreux sont appréciés à leur juste valeur.

De retour sur la route enneigée nous terminons tranquillement cette course jusqu’aux voitures. Tout s’est très bien passé, si ce n’est quelques ampoules au niveau des tibias, mais rien de bien méchant. Malgré les 5 heures d’ascension + descente, je ne me sens pas fatigué ; on verra demain matin si la récupération est bonne.

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