Bilan 2016

Une nouvelle fois la neige se fait attendre pour les fêtes de fin d’année, ce qui n’empêche pas de profiter d’activités annexes et faire un point sur la saison écoulée. Un cru 2016 encore une fois supérieur au précédent : je n’ai pas encore atteint mes limites, même si je m’en approche forcément au fil des ans. Dans mes meilleures années cyclistes j’ai davantage travaillé la PMA dès le début de saison, pour des résultats probants dès la reprise.

Habitué à subir dans la Drôme ou sur la Côte-d’Azur en mars/avril j’ai cette fois-ci pu jouer devant, grâce à la météo favorable et davantage de résistance à haute intensité. Rapidement dans le rythme je signe plusieurs top 10 dans le Bugey, les Monts du Lyonnais ou en Bourgogne en étant offensif (parfois trop) à chaque sortie. Ces épreuves constituent une préparation idéale en vue d’objectifs plus montagneux en juillet du côté de Pra-Loup, en Maurienne et surtout dans mes chères Hautes-Alpes, avec les championnats de France Masters à Risoul.

L’approche se poursuit dans le Vercors, au Ventoux où je continue d’accumuler les places d’honneur malgré une crevaison… Puis dans les Vosges où au terme d’une course épique (probablement mon sommet athlétique cette saison, malgré des conditions météo exécrables) je me classe premier Français au milieu d’une cohorte de Belges ou Hollandais. Météo guère plus accueillante du côté de Morzine (comme souvent) où j’explose dans la dernière ascension après un long rallye solitaire, heureusement sans grande conséquence pour résultat solide (sixième).

Premier tournant de la saison : à partir de là je commence à serrer la vis sur le ravitaillement. Avec davantage de rigueur les ascensions finales se passent de mieux en mieux comme au Grand-Bornand ou à Pra-Loup. Sensations similaires sur l’Arvan-Villards, malgré un niveau stratosphérique sur la dernière étape où -fatigué- je me fais logiquement balayer. Peut-être le seul bémol cette saison : je n’ai pas encore trouvé la recette pour être performant sur trois ou quatre jours de course.

Tous les voyants sont alors au vert pour les championnats de France Masters, avec un parcours sur mesure pour mes qualités de grimpeur et un coup à jouer dans ma catégorie. A l’issue d’une course de rêve et une ascension finale aux forceps (rarement j’ai puisé aussi loin dans mes ressources mentales et physiques) je remporte le titre national dans ma catégorie (30-34 ans). Maillot auquel je tâcherai de faire honneur jusqu’à fin-juillet 2017, le titre étant remis en jeu à Marseille. Assurément le sommet émotionnel de la saison, car en même temps je perdais un proche 🙁

Après quelques semaines de vélo-plaisir en montagne je reprends le chemin des cyclosportives avec succès : aux Deux-Alpes je réalise -enfin- une course pleine malgré le déluge, à la bagarre jusqu’au bout pour un top 5 avant de m’incliner dans les dernières kilomètres les armes à la main. Sous un franc soleil pyrénéen le scénario tourne cette fois en ma faveur à Luchon : cinquième avant la dernière ascension, la remontée jusqu’à la deuxième place est inespérée et m’assure du même coup la victoire dans le Grand Trophée 🙂

La fin de saison est du même acabit ou presque : deux podiums en grimpée chronométrée, un autre perdu au sprint à la limite de l’hypothermie (Forestière) et deux top 10 “syndicaux” à Marseille (une belle découverte) et Annecy. Sur une trentaine de jours de course je n’ai pas connu de jour-sans ni de pépin mécanique (seulement deux crevaisons, bien dépannées et sans grande influence sur le résultat final), pourvu que ça dure ! Et j’ai visiblement trouvé la bonne alimentation pour être performant jusqu’à la ligne.

Alors que souhaiter pour 2017 ? Avec les championnats du monde Masters en France (Albi) fin août la saison tournera autour de cet objectif, qui passera déjà par une qualification à l’Albigeoise fin mai. Mais pas que : je devrais également prendre part aux championnats nationaux Masters (Marseille) fin juillet, sur un circuit beaucoup moins montagneux et davantage de candidats au sacre. Gagner une cyclosportive reste toujours un rêve ; enfin Arvan-Villards et Tour de l’Ain devraient constituer les épreuves par étapes d’une saison qui s’annonce bien remplie 😉

Bilan 2016

5 réflexions au sujet de « Bilan 2016 »

  1. Bravo pour l’ensemble de la saison qui vient de s’écouler, et bon courage pour celle à venir.

    Concernant tes résultats de début de saison, il me semble que l’an passé tu avais rapidement trouvé de bonnes marques malgré un accident en février … sans ce pépin pour te retarder en 2016 il est presque logique que les résultats aient été meilleurs.

  2. Merci Florent, en fait la clavicule c’était début 2014 (ce qui avait effectivement décalé mon pic de forme).
    Par rapport à 2015 travailler la PMA dès janvier 2016 m’a permis d’être bon sur des montées plus courtes et de sortir en échappée, même si ça n’a pas toujours payé (Corima, St-Tropez).
    On fera quelque-chose de similaire en 2017, tout en essayant de décaler le pic de forme sur fin juin puis juillet.

  3. Une saison 2016 encore mieux que les précédentes et tu continues chaque année sur ce rythme, bravo !

    Il ne te reste qu’un poil de réussite (une moindre concurrence peut-être sur un jour ?) pour mettre la balle au fond.

    Ta réserve à propos de l’enchainement de jours m’interpelle : ne devrais-tu pas faire 2-3 weekends difficiles en amont des courses par étapes ? C’est à dire “sortie longue” le samedi et cyclosportive le dimanche en rallongeant un peu après la ligne d’arrivée ?

  4. Analyse doublement pertinente Olivier :
    1) en effet il ne me manque plus grand chose pour arriver à vaincre : un poil moins de concurrence le jour J, et être plus patient en course… ce dernier point s’améliore mais ce n’est pas encore ça 🙂
    2) je songe à de tels enchaînements pour 2017, ce sera probablement un passage obligé (un collègue coureur m’a déjà fait la même remarque)… quitte à être un peu moins performant sur les week-ends où je cours les deux jours (il y en aura, à commencer par début juillet à la Serre-Che).

  5. Oui, avec le niveau qui le tien aujourd’hui, tu aurais déjà dû en gagner 😉

    La patience : à lire tes compte-rendus de l’année, je pense aussi que tu as certainement pris des initiatives un peu osées alors qu’il y avait du encore du beau monde avec toi : ils étaient groupés et en avaient encore sous la pédale. C’est donc risqué… sauf si tu es sûr de pouvoir finir seul. Sur le moment et avant d’attaquer, tu peux te poser la question suivante : suis-je capable de poursuivre seul jusqu’à la ligne d’arrivée à 32-38 de moyenne (selon le profil évidemment) ?

    Les enchainements : à mon avis tu ne dois surtout pas attendre début juillet pour commencer. De toutes façons, sauf si tu as vraiment tout donné jusqu’au dernier souffle le samedi, le dimanche se passe souvent ainsi : jambes dures la 1ère heure et fin de course qui se passe bien. D’où l’importance d’un bon retour au calme le samedi (ce n’est pas pour rien que les pros font du HT) et long échauffement (45 min minimum !) le dimanche, en roulant très cool.
    En plus, en général ce genre de weekends fait passer un gros palier sur le plan de la forme.

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