Bourgogne Cyclo

Les années se suivent et ne se ressemblent pas en Bourgogne : si d’habitude le soleil voire les premières chaleurs nous accueillaient à Viré, cette année ce sont des averses, du vent et un ciel gris qui nous accompagnent toute la matinée. Nouveauté également côté organisation : un parcours modifié avec deux boucles et de nouvelles difficultés, et des sas de départ classés par âge car l’épreuve est qualificative pour les Mondiaux UCI en Pologne. De ce fait il est plus difficile de croiser les copains habituels, d’autant que l’affluence est en nette hausse avec une forte représentation de coureurs étrangers.

Bourgogne CycloArrivé tardivement dans nos sas respectifs avec Sylvain Clavel (mon copilote du jour), le départ est un peu chaotique sur les petites routes bourguignonnes et je dois m’employer pour recoller au plus vite au groupe de tête. A froid et dans le crachin ce n’est pas très marrant, avec une route qui s’élève d’entrée et quelques cassures. C’est chose fait après 15 km tout de même ; dans la côte de Blanot je me remets dans les roues et souffle un bon coup, au moins je suis chaud 🙂 et bien attentif pour la descente suivante, annoncée dangereuse avec quelques passages gras et glissants.

Ça ne manque pas, je me laisse décoller de quelques mètres pour voir une quinzaine de coureurs déraper et s’accrocher. Sylvain en est quitte pour un détour dans le bas-côté, je passe au travers sans dommage et repars à fond pour revenir devant. Encore quelques cartouches grillées dans la poursuite ; le peloton s’est réduit à une quarantaine d’unités alors qu’une échappée avec notamment Maxim Pirard, Pierre Ruffaut et Aurélien Gay possède environ une minute d’avance. Plutôt occupé à récupérer je ne m’en soucie guère et laisse la poursuite se dérouler dans un peloton encore nerveux. Les descentes sont maintenant abordées prudemment, les averses se raréfient et la route sèche petit à petit.

Le col des Chèvres intervient plus tôt que les autres années, depuis Collonge la relance au pied fait toujours aussi mal. Pas bien placé je me recale vite dans les premières positions, arrivant même à basculer avec les attaquants au sommet, très proche des échappés. Mais ça tarde à s’organiser dans la descente et nous les perdons à nouveau de vue. Les sensations sont meilleures alors je travaille davantage dans un groupe qui a perdu quelques unités : encore une trentaine de rescapés à l’heure de course, mais la route est encore longue…

Devant Maxim fait plier tout le monde et s’en va seul vers la victoire ; Pierre, Aurélien et le reste de l’échappée sont repris dans le col de la Pistole, l’homme de tête étant pointé à 2’10 ». La poursuite devient plus efficace alors que la mi-course approche ; par séquences quasiment tout le monde prend son relais et la progression est rapide dans le col des Quatre Vents, puis le col de Grand Vent. Subissant l’allure dans ce dernier je laisse un peu faire en queue de groupe, me contentant de regarder les nombreuses attaques de loin.

Car au sommet nous entrons dans la dernière heure de course, qui va décider des places d’honneur… Le vent contraire ne rend pas la partie facile et me met au supplice quand le paquet s’étire dans les lignes droites exposées. La fatigue se fait sentir et on s’accroche comme on peut avec Sylvain et Paul-Emile Lorthioir ; je discute un peu avec Jocelyn Verdenal lorsque la côte de Verchizeuil se profile. C’est court mais en fin de course ça fait mal et le déluge qui s’abat soudain sur nous n’aide pas… Le groupe explose logiquement au km 125 et nous montons à bloc avec Sylvain et Paul-Emile pour reprendre une poignée d’hommes emmenée par Jocelyn.

Connaissant le final on se livre totalement et réalisons une descente engagée sous des trombes d’eau, revenant à 10″ de nos adversaires. Malheureusement nous ne parvenons pas à faire le break dans le replat qui suit ; malgré un effort total jusqu’à la flamme rouge nous arrivons pour la quinzième place. Cuit à point et au bord des crampes je craque dans l’ultime faux-plat à 400 m de la ligne, pour arracher un top 20 quelques secondes derrière Sylvain (seizième) et Paul-Emile (dix-neuvième). Un peu déçu par rapport à l’an passé où j’ai joué la gagne jusqu’au bout, je retiens une condition meilleure qu’à Montélimar malgré une météo toujours pas en ma faveur 😛 Il y a encore du boulot d’ici les épreuves montagnardes estivales, mais je suis sur la bonne voie…

Résultat(s) : Bourgogne Cyclo – grand parcours

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