Grimpée de Murianette

Absent quelques années car la date entrait en concurrence avec les Bosses de Provence, je reviens avec plaisir à Murianette cette année. A la fois car le format (contre-la-montre individuel) et le tracé atypique (alternance de pentes et replats) me plaisent ; avec une très bonne condition physique c’est l’occasion de signer un meilleur chrono qu’en 2015. La météo chaude et ensoleillée est optimale ; sachant que le podium se joue ici à quelques secondes je mets tous les éléments de mon côté pour aller le plus vite possible… Soit combinaison, surchaussures, jantes profilées et bien sûr un échauffement aux petits oignons 🙂

Grimpée de MurianetteJe pars le dernier à 15h30, une minute derrière Simon Viain : excellent triathlète régulièrement à la bagarre en World Triathlon Series, j’en fais mon favori du jour. De suite dans l’allure à 370-380 W j’essaie de ne pas en mettre plus dans les premiers kilomètres pentus, car il faut tenir 27 minutes (ou davantage 😉 ) dont un mur final particulièrement difficile. Pédalant assis et en souplesse à 85-90 tpm je suis efficace et le plan se déroule sans accroc, malgré une intensité élevée ça tient jusqu’au croisement du Japin, où une courte descente permet de souffler quelques instants.

Reprenant des concurrents partis plus tôt j’essaie de perdre le moins de temps possible dans les phases de roue libre des virages. Quelques watts perdus sur la moyenne, mais la relance se passe bien avant d’entamer la partie plate de la Pérérée. Comme prévu avec mon coup de pédale de grimpeur je souffre pour tenir les 330 W dans cette section, mais c’est ici qu’on gagne du temps alors j’adopte la position la plus aérodynamique possible sur ma machine : calé en fond de selle et coudes à l’équerre, mains en bas du cintre. Ca défile vite jusqu’à La Chenevarie où nous retrouvons de la pente sur la route de Corps.

Grimpée de MurianettePetit plateau avant l’épingle, que je négocie vite et bien… Tellement que je dois repasser le gros plateau pour maintenir l’allure, petite erreur d’appréciation qui me coûte une ou deux secondes mais n’entrave pas ma progression sur une portion roulante à 6 %. Après 20′ d’effort les jambes sont dures, le pédalage se fait plus en force et souvent debout : il faut se faire violence pour les 5 bonnes minutes restantes. Avant Le Faux je repasse le petit plateau pour garder une bonne fréquence de pédalage et soulager les cuisses dans le mur final, c’est de plus en plus difficile de tenir 350 W mais le chrono intermédiaire est très bon.

J’arrive au dernier kilomètre sur les bases de 27′-27’15 » et la pente se durcit progressivement, en même temps que j’appuie de plus en plus fort. Au pied du mur du Pinet (500 m de la ligne) je suis à plus de 400 W, debout en force sous les encouragements de Daniel Chazalon et Régis Boitel… 26’45 » aux 200 m, l’effort devient insoutenable et je me rassois quelques mètres plus loin pour franchir péniblement la ligne en 27’30 », record personnel battu 😉 Un sprint final lancé un peu trop tôt me coûte quelques secondes, mais le chrono est suffisant pour monter sur la boîte derrière Benjamin Buchetet et Simon Viain.

Pointé à une minute du duo je n’ai pas grand chose à regretter ; l’objectif est atteint avec 35″ gagnées sur mon temps de 2015, avec une puissance moyenne équivalente (342 W) soit une belle optimisation réalisée sur le matériel, les vêtements et (à vérifier) le poids total roulant. Reste à savoir comment je vais récupérer d’un exercice particulièrement difficile, face aux coureurs (frais) que je risque de rencontrer demain matin à Domène-Freydières, sur une gestion de course en ligne complètement différente.

Résultat(s) : Grimpée de Murianette

1 réflexion sur « Grimpée de Murianette »

  1. Bravo mon gars encore un podium t’es trop fort!!! et pour la gestion bravo c’est au top..!

Laisser un commentaire