Raid du Bugey

Bonne surprise météo ce matin à Lagnieu, puisque pour la dixième édition du Raid du Bugey le ciel restera bleu toute la matinée ou presque. La température est fraîche mais agréable : pas besoin de se creuser la tête pour l’habillement, en compagnie de mes équipiers du VC Pontois (Brice Aerts, Dario Giovine, David Polveroni, Sylvain Clavel) accompagné du coach Jean-Luc Antouly. Le parcours est légèrement remanié cette année, puisque l’une des dernières difficultés de 2015 est replacée en début de parcours.

Raid du BugeyLe plateau au départ est de qualité, avec quelques spécialistes de ce genre d’épreuve comme Frédéric Ostian, Jean-Luc Chavanon, William Turnes, Roland Chavent, Kenny Nijssen… Voilà qui promet une belle empoignade dès les premières difficultés. Après quelques minutes neutralisées, nous montons rapidement vers le col de Fay. Très rapidement même, puisque sous les accélérations de Cédric Richard, Julien Lodolo et David un groupe se dessine au sommet : je suis à la limite, pas aérien du tout mais ça tient.

Au sommet une douzaine d’hommes bascule en tête, après la descente un peu de plat permet de s’organiser et rouler fort. William abat un gros travail mais casse son cintre, sans toutefois renoncer. L’écart grandit rapidement au pied pour atteindre 1’30 » à l’heure de course. C’est bien parti mais le chemin est encore long : David, Julien et Cédric secouent à nouveau le cocotier dans l’irrégulier col de Portes : nous y perdons quelques hommes dont Frédéric et Nicolas Ougier, alors que nos plus proches adversaires pointent désormais à 3’30 ».

Un tel écart incite moins de monde à prendre des relais appuyés, et l’entente du groupe se dégrade alors que nous n’avons pas passé la mi-course. L’échappée a de fortes chances d’aller au bout, je songe à me ravitailler et surtout doser chaque effort car la fatigue se fait déjà ressentir. Petite saute de concentration dans la descente où je laisse échapper un bidon : heureusement Jean-Luc est là quelques kilomètres plus loin pour m’en donner un autre. Handicapé par son cintre abîmé William perd régulièrement quelques longueurs, pour recoller à chaque fois au groupe dans la plaine… Assurément c’était lui l’homme fort du jour.

Raid du BugeyIl va d’ailleurs chercher chaque tentative d’accélération ou presque, alors que je marque le pas vers les trois heures de course. Si j’arrive à prendre des relais sans trop de souci en plaine, je serre de plus en plus les dents dans les petites côtes de la fin de parcours. L’élastique se tend et finit par casser dans la côte du Poulet (km 110). Julien, Gilles et moi perdons quelques longueurs à 1 km du sommet : Gilles arrive à donner le coup de rein pour recoller, je plafonne à 100 m derrière, me dépouille mais ne parvient pas à faire la jonction dans le replat.

L’allure devant ne faiblit pas, bien au contraire : William met tout le monde en file indienne et je prends 30″ d’un coup, Julien est un peu plus loin. Là c’est terminé, il reste 25 km et une difficulté à boucler. Le temps de reprendre ses esprits, se ravitailler… Julien revient et c’est parti pour un petit raid en duo : ce serait dommage de se faire reprendre maintenant, alors qu’un top 10 nous tend quand même les bras. Les lignes droites jusqu’à Lagnieu sont vite avalées, l’écart stabilisé autour de la minute avec les hommes de tête tandis qu’on se méfie du retour de très bon rouleurs derrière (Frédéric, Jean-Luc, Roland).

La côte de Bouis fait mal avec ses gros pourcentages dans le village, puis le long faux-plat du sommet où il faut sans cesser relancer. Julien essuie une grosse défaillance et je décide de finir seul, sous une petite averse. Le rythme est correct et je donne tout pour boucler l’affaire rapidement, sachant qu’au sommet il ne reste qu’une descente avant l’arrivée. Descente qui sera prudente sur route mouillée, pour terminer en un peu moins de quatre heures à la huitième place 🙂

Quelques minutes plus tôt David prend une belle troisième place dans un sprint à six que remporte Michel Bellina, pas le plus actif aujourd’hui mais assurément le plus malin. Kenny et Gilles complètent le top 5 devant un William surpuissant mais malchanceux ce matin. Pas loin derrière (moins de 2′) arrivent Jean-Luc, Frédéric qui reprennent Julien dans le final : finir en solo était le bon choix. Malgré des jambes lourdes j’ai réussi à attraper l’échappée du jour ; même si ça n’a pas tenu jusqu’au bout c’est de bonne augure pour la suite, cap sur les Trois Cols et la Bourgogne Cyclo 😉

Résultat(s) : Raid du Bugey – grand parcours

2 réflexions sur « Raid du Bugey »

  1. Excellent résumé !
    Il y a d’autres souvenirs qui me viennent à l’esprit comme les attaques de kenny, de David, la tentative de julien… Le dépassement et l’attaque par le bas côté de David 🙂

  2. C’est vrai qu’il y a quelques anecdotes croustillantes 🙂
    Chapeau pour avoir couru à Cras le lendemain, moi j’étais une loque toute la journée (longue « sieste » de deux heures)… et y’avait tellement de flotte sur le circuit de Fontaine qu’ils ont dû annuler toutes les épreuves du 1er mai 🙁

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