Trilogie de Maurienne #1

Le nom change, le principe reste le même : l’Arvan-Villards devient Trilogie de Maurienne et propose trois étapes avec de belles ascensions autour de St-Jean-de-Maurienne. Nous démarrons justement de ce carrefour de la vallée de l’Arc, pour cette première étape en direction du col de la Madeleine via le col du Chaussy. Pendant l’échauffement je reconnais les protagonistes de l’an passé : Stéphane Cognet, Cédric Richard, Tim Alleman… ainsi que d’autres habitués comme William Turnes. Autant dire que ça risque d’aller vite dès les lacets de Montvernier, avec d’autres coureurs étrangers également très bons grimpeurs.

Trilogie de Maurienne9h00, top départ : la procession neutralisée vers Pontamafrey peut commencer, direction le col du Chaussy. J’essaie de garder ma place devant, préoccupé par un claquement au niveau de la roue avant, uniquement au freinage. Un gravillon dans le patin, pense-je alors ; la section chronométrée ne comprenant qu’une descente de 10 km je fais avec en grimpant l’étrier grand ouvert… Le coup de sirène retentit et Cédric part avec un coureur dès le premier lacet. Derrière on ne s’affole pas, bien que ça relance souvent à 6 W/kg.

Plutôt aérien je me place devant pour négocier ces multiples lacets très serrés, sans être gêné. L’écrémage se fait au gré des accélérations de Stéphane et du coureur norvégien Jon Breivold. Les deux attaquants sont vite rejoints, pour former un groupe d’une dizaine à Montvernier. Ca temporise dans le replat avant que Jon accélère de nouveau, mettant tout le monde dans le dur sans faire de véritable différence. Les changements de rythme se poursuivent ainsi jusqu’au sommet, réduisant le groupe de tête à une bonne demie-douzaine de coureurs. Chacun se prépare à la descente lorsque Stéphane attaque au sommet : tant pis pour le ravitaillement, on verra plus tard 🙂 !

Tout le monde reste attentif, d’autant que le coureur d’Officine Mattio rate une épingle à gauche. Il a tôt fait de nous rejoindre ; de mon côté je compte les kilomètres avant le bas de la descente, peu en confiance avec un claquement avant à chaque freinage appuyé. Je ne réagis même pas lorsque Stéphane accélère de nouveau et prend un vingtaine de secondes, tandis qu’un ou deux coureurs rentrent de l’arrière. Croisement et virage à droite : c’est parti pour 14 km d’ascension vers le col de la Madeleine, où le classement va se décider… Stéphane entame l’ascension à bloc et accroit son avance à 30″ ; derrière William sonne la charge, flanqué de Jon, Tim et moi.

Au-delà des 5,5 W/kg je suis dans les cordes et m’accroche aux branches, guettant le moment opportun pour me ravitailler. Il arrive après quelques minutes, l’allure tombe avant les tunnels et j’en profite. Le répit est de courte durée car Jon démarre dans ces parties plus pentues, sans que personne ne puisse y aller. Il s’intercale et refait son retard sur Stéphane : Tim sort alors de sa réserve et met la machine en route. A plus de 5,5 W/kg dans les roues je ne résiste pas longtemps et décroche sous l’Epalut, pour éviter l’explosion un peu plus loin. William m’imite quelques hectomètres plus loin ; maintenant l’allure à un bon 5 W/kg je le rejoins et nous roulons de concert pour limiter l’écart.

Devant un trio se forme : à St-François-Longchamp nous passons à 1′, toujours à un très bon rythme. Nous revenons même à 45″ à 5 km de l’arrivée, avant que Tim ne passe la vitesse supérieure en tête. Il s’isole et les écarts se creusent, alors que nous piochons avec le moniteur de la Toussuire. Ne courant pas le lendemain il se livre à fond, moi aussi mais la fin est difficile : il n’a pas de sprint, William me laisse la quatrième place (et les points du challenge qui vont avec 😉 ) en 1h46′, à deux bonnes minutes du vainqueur Tim, suivi de Jon à 30″ et Stéphane 50″. Les hommes forts sont identifiés pour le classement général : si j’ai évolué aujourd’hui à un niveau supérieur à l’an passé, il faudra bien récupérer et être fort d’ici dimanche pour envisager le podium 🙂

Résultat(s) : Trilogie de Maurienne #1 – étape

3 réflexions au sujet de « Trilogie de Maurienne #1 »

  1. Ben ça c’est de la montée ça rigole pas, tu as peut être trop donné dimanche ça va être dur dur!! 🙂

  2. Usure excessive de la jante (Ryde Sprint de 2-3 ans), qui était en train de péter gentiment à la soudure 🙁
    Heureusement que le profil était montant, et que l’organisation m’a prêté une roue pour redescendre à la Madeleine 🙂 si j’avais su de suite dans le fictif je serais retourné direct à la voiture prendre ma roue d’entraînement (ce que j’ai fait les deux autres jours)… quand je pense que j’ai descendu le Chaussy comme ça en course… brrr.

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