Grimpée du col de Porte

Si le soleil nous avait accompagnés en 2018, cette année la pluie nous accueille pour une nouvelle édition de la grimpée du col de Porte, organisée par La Tronche Vélo Sport. Heureusement il ne fait pas froid au départ (12°C), ce qui permet de transpirer un peu à l’échauffement sur home-trainer. Les sensations sont difficiles à lire suite au long déplacement en Lozère le dimanche précédent : malgré deux jours de récupération je ne suis pas spécialement confiant sur la ligne. La tactique sera donc simple : monter à un rythme soutenu, en évitant les à-coups.

Col de PorteUne centaine de courageux et courageuses démarrent à 9h00 de La Tronche, les choses sérieuses débutent au bout de 100 m avec les premières pentes. Au-delà de 6 W/kg l’allure est rapide mais pas démoniaque, ça change des autres éditions où ça partait quasiment au sprint… Tant mieux, ça me laisse le temps de mettre en route, puis remonter dans les dix premières positions. A Corenc les jambes tournent bien, je prends la tête du groupe entre 5,5 et 6 W/kg alors que la pluie se fait plus présente. Pour le moment le plan se déroule à merveille, un jeune coureur tente de sortir mais je reviens à chaque fois au train.

Dans les parties difficiles sous le col de Vence Joris Ronflet attaque à plusieurs reprises ; à chaque fois je rentre progressivement, augmentant l’allure et réduisant le groupe de tête à une dizaine d’hommes. David Polveroni, Florian Giboin, Colin Savioz, Cyril Gaillard, Simon Alamone, Julien Gaillard, Antony Cheytion, Joris sont encore là ; la température chute nettement au col et je mets une grosse attaque pour tester tout le monde, mais ça rentre… Colin, David et Florian me relaient de temps en temps, globalement tout le monde souffre pour suivre mais je ne m’en rends pas forcément compte.

Col de PorteJ’accélère de nouveau à la sortie du Sappey lorsque nous sommes plus abrités du vent, l’élastique se tend de plus en plus mais pas moyen de faire la différence : David craque, Julien l’imite plus loin nous laissant à sept pour la victoire dans les derniers kilomètres d’ascension. La pluie tombe drue à présent et le froid (3°C) saisit mes mains ; je maintiens la barre à 5,5 W/kg lorsque Cyril attaque une première fois à 2 km de la ligne. Ça rentre au train au prix d’un gros effort, aidé par Florian. Mais lorsque Cyril contre à la flamme rouge on ne peut rien faire : l’accélération est progressive et l’écart enfle mètre après mètre, connaissant ses qualités de sprinteur en ski de fond je sais qu’il ne craquera pas et laisse Florian et Colin mener la poursuite.

Nous sommes battus, aux 500 m un long sprint pour le podium est lancé ; j’arrive à tenir dans les roues d’Antony et Joris avant de coincer à 50 m de la ligne… Dernier du groupe donc septième à quelques secondes de la victoire et du podium, sous le déluge. Forcément déçu d’échouer aussi près (surtout après avoir mené les 3/4 de la montée) je me console avec un nouveau record personnel sur l’ascension (moins de 46′ @ 332 W) dans des conditions météo peu propices à un bon chrono. J’ai effectué la montée très régulière, parfaite pour un contre-la-montre individuel sauf que là on partait en ligne 😛 Ça manquait d’explosivité dans le final pour accrocher le podium occupé par Cyril, Florian et Simon ; bravo à eux, je tâcherai de courir plus juste la prochaine fois 😉

Résultat(s) : Grimpée du col de Porte

1 réflexion sur « Grimpée du col de Porte »

  1. Il va falloir, soit gagner quelques watts supplémentaires pour les lâcher à la pédale, soit travailler l’aspect tactique des courses de vélo.
    C’est un peu l’inconvénient des efforts linéaires au capteur de puissance : si tu te place pile dans la zone idéale par rapport au temps de grimpée, certes tu fais sauter tous ceux qui sont inférieurs mais tu emmène « dans un fauteuil » tous ceux qui sont de ton niveau. Bon, ils pédalent quand même et vu la pente et la vitesse pas si élevée que ça, il n’y a pas de gros gain lié à l’aspiration … mais psychologiquement ils s’usent moins que toi. Et comme en plus ils savent qu’ils te battent au sprint, tu deviens plus un lièvre qui régule l’allure comme en athlétisme qu’un concurrent (pour ceux de ton niveau).

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